Yannick Torlini



Né en 1988 à Nancy. Poète et explorateur de la malangue. Ecrit des textes avant tout. Travaille la langue autant qu'elle le travaille. Ne sait pas où il se trouve. Travaille. Travaille souvent. Ecrit contre l'angoisse et le désastre. Ecrit parfois pour. Ne sait pas où il se trouve. Ne sait pas. Travaille à ne pas savoir. Imagine quelque chose de lyrique. Ne sait pas où il se trouve. N'y travaille pas.

Publie : Rien(s) (Al Dante), Tu voudrais ton corps avancer (éditions Derrière la salle de bains), Nous avons marché (Al Dante), Camar(a)de (éditions Isabelle Sauvage), Tandis que (éditions Derrière la salle de bains).

Participe à des revues : Doc(k)s, Ouste, ATI, Contre-allées, Art matin, Boxon, Phoenix, Place de la Sorbonne, Dissonances...

A encore beaucoup à écrire.


Présentation de Laurent Cauwet, éditeur, édition Al Dante

Yannick Torlini est un jeune poète. C'est-à-dire qu'il est jeune, et qu'il ne cesse de travailler. À 26 ans, il a déjà plusieurs ouvrages à son actif, a ouvert un blog de poésie (Tapages.over-blog.fr), chantier poétique qui lui permet de confronter son écriture à celle des autres et d'ouvrir un dialogue avec d'autres écrivain-e-s.

Il est en contact avec un grand nombre de revues, où il publie régulièrement. Et la singularité de son écriture est qu'il peut aussi bien nourrir le sommaire de revues connues pour leur engagement dans des écritures poétiques issues des avant-gardes historiques (Doc(k)s), d'autres encore qui explorent les liens entre poésie et philosophie (La vie manifeste), ou d'autres enfin, qui explorent de nouvelles expérimentations autour du poème et de ses liens avec le corps, le langage, la voix, en passant du lyrisme à la littéralité, du vers libre à la prose déconstruite. Et c'est peut-être ça, la nouvelle modernité en poésie, dans toute sa nouvelle radicalité: une écriture plurielle qui s'échappe de toutes les écoles, pour se déplier hors de tous les formalismes, qu'ils soient anciens ou nouveaux, éprouvés ou à venir...

Il travaille et creuse la langue, la "malangue" comme il dit, une langue qui comme une argile forme dans le temps de l'écriture les contours mouvants d'un "être au monde" conflictuel.

À lire Yannick Torlini, malgré la grande singularité (et maturité) de son écriture, on ne peut s'empêcher de penser parfois à Ghérasim Luca (auquel il a consacré un essai : Ghérasim Luca, Le poète de la voix : Ontologie et érotisme - L'Harmattan, 2012), mais également à Tarkos...