Rendez-vous avec Tanguy Viel autour de son tout dernier roman "La fille qu'on appelle"

mardi 14 sept., 18h30 à Orléans (45)

Le Centre dramatique national d'Orléans, en partenariat avec Ciclic Centre-Val de Loire et la librairie Les Temps Modernes, vous propose une rencontre avec Tanguy Viel autour de son dernier ouvrage La fille qu'on appelle, tout juste paru aux éditions Minuit (2/09/2021). Un projet romanesque élaboré au cours de sa résidence d'auteur au CDNO (janvier à décembre 2020). À l'occasion de plusieurs rendez-vous le romancier avait partagé avec le public orléanais les étapes de son travail, à travers extraits et lectures de ce roman qui fait déjà beaucoup parler de lui en cette rentrée littéraire... à découvrir sans attendre !

"sans aucun doute son plus grand roman à ce jour" (Diacritik)

"Quand il n'est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors Max se dit que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l'aider à trouver un logement." 


Pagedeslibraires.fr : La fille qu'on appelle, Tanguy Viel
Entretien réalisé par Emmanuelle George de la Librairie Gwalarn (Lannion)

Comment est né ce texte ?

Tanguy Viel - J'ai d'abord écrit un roman sur la boxe, puis voulu mettre en scène une femme aux prises avec un homme de pouvoir. Ce texte, né de la rencontre de ces deux projets, porte sur un trio de personnages : une très belle fille de 20 ans, un maire qui peut éventuellement, moyennant petit service, lui proposer un logement et un père boxeur, lui-même chauffeur du maire. C'est dans ce rapport de forces que l'histoire se développe et explore un front psychologique, des tensions, des rapports de domination sociale. Ce livre, qui tient sur peu d'événements à l'intérieur desquels je zoome, pourrait se résumer en quelques phrases, tenir dans un titre de faits divers. Puis, comme on regarde au microscope, tout se met à trembler : les identités deviennent instables, on s'interroge sur les ambivalences. Qui domine, qui se soumet et pourquoi ? 

Sans rien dévoiler, de quoi est-il question ?

T. V. - De consentement. Même si c'est un sujet à la mode ou plutôt parce que c'en est un. Alors que je n'ai pas le sentiment d'écrire des livres indexés sur la société, il y a l'envie d'en fabriquer la théâtralité, c'est-à-dire la scène littéraire sur laquelle essayer de la déployer autrement. Je ne dirai pas qu'ici ce sont Créon (le méchant) et Antigone (la gentille). Mais on sait ce qui se passe. Après avoir vu la pièce, beaucoup de choses font qu'on peut réinterroger les rapports et les voir avec l'épaisseur de chaque scène. Ici aussi, je l'espère, avec un peu d'inquiétude et de plaisir à la fois.

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