Publié le 25/03/2020

Rapport "Regards 2019" : Le marché français de l'impression de livres

Dans son rapport annuel "Regards" 2019, l'Institut de développement et d'expertise du plurimédia (IDEP) propose une photographie du secteur de la communication graphique notamment celui du livre (données 2018). Réalisé en partenariat avec Agefos PME-CGM, ce document apporte des données chiffrées sur l’évolution et les tendances de ce marché. 

LE MARCHÉ DU LIVRE

Données et chiffres tirés du rapport annuel de l'Idep sur les différents marchés de la communication graphique.

À partir des données 2018, l’Institut indique que la production imprimée de livres a diminué de 3,6 % par rapport à 2017. Entre 2017 et 2016, la baisse avait été plus légère (-1,5 %).

Sources : UNIIC, INSEE.EMB, baromètre I+C ; Mise en forme : IDEP 

Sources : UNIIC, INSEE.EMB, baromètre I+C ; Mise en forme : IDEP

 

En ce qui concerne le commerce extérieur, les importations (0 %) et les exportations (+0,7 %) sont restées stables. Selon les données Eurostat, les importations représenteraient 65 % de la demande intérieure française, précise l’Idep

Les échanges avec les partenaires commerciaux changent

Depuis quelques années, les importations venant de Chine sont à la baisse. « L’augmentation régulière du salaire moyen (il serait aujourd’hui égal au salaire bulgare) entraînerait une hausse des prix de fabrication de l’ordre de 5 à 10 % par an », indique le Rapport.

La part des importations venant des pays de l’Europe de l’Est et Centrale a également diminué en 2018 passant de 15 % à 11,5 %.

En revanche, les importations en provenance d’Espagne et d’Allemagne ont fortement augmenté : « + 26,5 % pour l’Espagne, qui prend désormais la première place du classement, et + 18,4 % pour l’Allemagne, très présente sur le marché du livre noir, dont les flux dépassent désormais ceux de la Belgique, la Chine et la Pologne. »

 

Source : Eurostat ; Mise en forme : IDEP

En ce qui concerne les exportations, les principaux partenaires sont des pays francophones.

Plus de titres édités, mais moins d’exemplaires imprimés

L’Idep explique que les éditeurs concentrent leurs efforts sur la réduction des coûts liés au stockage et à la distribution en ajustant la production à la demande. « L’écart entre le nombre d’exemplaires produits et le nombre d’exemplaires vendus s’est encore réduit de 7 % par rapport à l’an dernier. En cinq ans, il a diminué de 40 %. »

D’après les chiffres du Syndicat national de l’édition, 505,4 millions d’exemplaires ont été imprimés en 2018, soit 3,3 % de moins que l’année précédente.

Cependant, en l’espace de dix ans le nombre de nouveautés a augmenté de 17 % et celui des réimpressions de 70 %.

 

 Source : SNE ; Mise en forme : IDEP

[source : graphiline]   

Le rapport « Regards sur les marchés de la Communication graphique », édition 2019, agrège et analyse les données quantitatives et qualitatives relatives au secteur en 2018.

"L’année 2018 confirme à nouveau une baisse des volumes imprimés en France, d'environ 2 %. Cette érosion, continue depuis presque vingt ans, oblige les entreprises à adapter leur stratégie, en faisant évoluer leur cœur de métier, dans un monde où la communication est désormais omnicanale.

S’il devient plus rare, le papier n’a toutefois rien perdu de sa force et de sa pertinence. Alors que les annonceurs, les publicitaires et les hommes politiques se creusent la tête pour « délivrer le bon message à la bonne personne, au bon moment », le papier offre une proximité tactile, intellectuelle, pratique, émotionnelle entre le destinataire et le message, mais aussi entre le destinataire et l’émetteur.

Certes, les usages changent. Le smartphone est devenu une extension du corps humain. Les ventes de magazines papier perdent encore 6 % et les éditeurs continuent leur diversification pour construire des « marques média » crédibles et investies dans tous les canaux de communication. Les dépenses de communication dans les médias digitaux croissent de 15 % quand celles du marketing direct perdent 2 %. Les réseaux sociaux sont devenus un incontournable pour le publicitaire à la recherche de points de contact et de data : l’achat d’espaces dans ces réseaux a ainsi augmenté de 63 % en 2018.

Mais à l’ère de la « communication totale », rien n’est laissé au hasard, rien n’est écarté et surtout pas le support papier. À la fois noble et populaire, suggérant la confiance, retenant l’attention, il est celui vers lequel les citoyens se tournent quand le piratage et les fake news font trembler pour la sécurité et la démocratie. Il est l’atout charme et premium de l’annonceur de luxe. Il est le canal le plus sûr et efficace vers la zone de chalandise du commerçant. « Connecté », il permet à des millions de personnes de scanner chaque jour emballages, affiches, PLV ou plaquettes à la recherche d’informations supplémentaires.

Le papier garde donc une place à part dans tous les pans de la communication. Ce rapport tente d’analyser cette place et son évolution, pour aider les imprimeurs à réinventer leur activité et leur valeur ajoutée dans ce nouveau paysage de la communication. C’est la vocation de l’Institut de développement et d’expertise du plurimédia : identifier les tendances, grâce à une veille économique active qu’incarne ce rapport ; accompagner et outiller les imprimeurs, grâce aux diagnostics RH et aux guides techniques ; encourager les bonnes pratiques et entrer de plain-pied dans la modernité grâce au label RSE de branche. En somme, fournir des clés pour mieux anticiper et s’approprier les changements à venir, plutôt que les subir. "

Consultez le rapport complet "Regards" 2019


OBSERVATOIRE DES MARCHÉS DE LA COMMUNICATION GRAPHIQUE ET DES MULTIMÉDIAS

Créé en 2008, l’Observatoire des marchés de la Communication graphique et des Multimédias est un outil de veille permanente. Il se propose d’éclairer les acteurs de la filière sur les évolutions prévisibles des grands marchés du secteur, au regard, notamment de la montée en puissance des médias numériques.

L’Observatoire est élaboré en étroite collaboration avec les organisations professionnelles du secteur, détentrices d’informations économiques et d’une expertise précieuse pour enrichir ses travaux.

Il accompagne les autres actions de la branche en matière de renforcement industriel, de développement de l’emploi et des compétences et d’optimisation technologique.