Publié le 07/06/2016

À l'écoute, le 2e rendez-vous public des [Chantier(s) poétique(s)]

Ciclic, sur une proposition des éditions Al Dante, invite 5 jeunes poètes à partager leurs travaux et questionnements littéraires, au sein de son Labo de création. Entre novembre 2015 et avril 2016, ils investissent le site livre de Ciclic, pour y déployer leur espace de création et de réflexion.

4 (+ 1) rendez-vous publics, en partenariat avec la médiathèque et l'Ensa, viennent jalonner ce chantier, où chaque poète invite un auteur "aîné". Pour la deuxième soirée, jeudi 21 janvier 2016, Yannick Torlini et Laura Vazquez invitent Christophe Manon et Eugène Savitzkaya, pour un temps de lectures et d’échanges.

Découvrez la présentation des auteurs et de la rencontre, par Laurent Cauwet, dans : Lettre 3# - Ouvrir à la parole, au corps de la parole 

Cette soirée en deux parties, qui s'inscrit dans le projet de l'Ensa En lisant en écrivant, prend tout d'abord la forme d'une interview de Yannick Torlini et Laura Vazquez, en public et en direct sur RadioRadio. Yannick et Laura lisent des extraits de leurs œuvres et répondent aux questions des étudiants.

Dans un second temps, ces derniers présentent leurs invités.
Laura Vazquez a choisi de convier l'écrivain belge Eugène Savitzkaya, dont l'œuvre, parmi les plus importantes aujourd'hui, compte plus de quarante ouvrages, publiés aux éditions de Minuit et chez de nombreux éditeurs indépendants. Il a fait paraître cette année deux livres, l'un de poésie A la cyprine, l'autre romanesque (et assurément l'un des livres qui ont marqué l'année 2015), Fraudeur.
Yannick Torlini invite Christophe Manon. Auteur d'une œuvre poétique parue chez des éditeurs tels que Nous, Le Dernier Télégramme ou Léo Scheer, il a publié aux éditions verdier, en septembre 2015 le très remarqué Extrêmes et lumineux, un roman récompensé par le prix Révélation de la SGDL.

Découvrez ici, l'enregistrement des deux parties de ce deuxième rendez-vous public des [Chantier(s)  poétique(s)].

Yannick Torlini

> Laura Vazquez

> Christophe Manon 
Né en 1971 à Bordeaux, Christophe Manon est l'auteur de nombreux ouvrages de poésie. Il a notamment publié l’idieu (ikko, 2007), Protopoèmes (Atelier de l’agneau, 2009), Univerciel(Nous, 2009), Qui vive (Dernier télégramme, 2010), Testament2, d’après François Villon (Léo Scheer, 2011), et a participé à l’anthologie Le Jardin ouvrier présentée par Ivar Ch’Vavar (Flammarion, 2008).
Depuis 1999, il a collaboré à de nombreuses revues (FuséesJavaLe Bout des Bordes,Action poétiqueExitLe Jardin ouvrierFfwl, ainsi que BASEMENTS-FfwlOuste,PassagesBoxonL’Armée noireGrumeaux, etc.) et se produit régulièrement dans des lectures publiques en France et hors de France. Il a codirigé les éditions ikko et la revue Mir.
En 2015, à l'occasion de la parution de Extrêmes et lumineux aux Editions Verdier, il reçoit le prix Révélation de la SGDL.

> Eugène Savitzkaya
Fils d'un russe et d'une polonaise immigrés en Belgique après la guerre, Eugène Savitzkaya est né à Liège en 1955. Abandonnant très tôt ses études, il publie à dix-neuf ans un recueil de poésie, Les Lieux de la douleur, suivi de peu par Mentir, son premier et très grand roman publié en 1977. Savitzkaya fait sortir le récit d’alors du givre de son interminable hiver. Avant Michon, Bergounioux ou Echenoz, il est celui qui a inventé notre littérature contemporaine. Après les années réputées à tort arides d’un formalisme sans partage, il est celui qui, depuis les éditions de Minuit même, a su redonner la chance de la matière et du monde à tout roman. Par le récit de cette mère à l’agonie puis par ses romans successifs, d’Un jeune homme trop gros (1978) à En vie (1995) en passant par La Traversée de l’Afrique (1979), Savitzkaya est le premier à offrir à l’écriture une vita nova, celle qui, selon Nietzsche, donne un palais plus délicat pour goûter le monde. 
Eugène Savitzkaya a fait paraître, en 2015, deux ouvrages aux éditions de Minuit, A la cyprine et Fraudeur, et a reçu pour ce dernier le prix littéraire Victor-Rossel.
(Source : Ainsi parlait Savitzkaya/Johan Faerber)