Livre - Actualités Tue, 25 Jun 2019 09:51:45 +0000 http://livre.ciclic.fr/ Rencontre avec Edmond Baudoin http://livre.ciclic.fr//actualites/rencontre-avec-edmond-baudoin <p class="chapo">La Maison de la BD de Blois vous propose, en partenariat avec le festival La nuit des maths, de venir rencontrer l'auteur et dessinateur Edmond Baudoin.</p><p><strong><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/baudoin1.jpg" width="150" height="109" style="float: left; margin: 10px;" class=" image-gauche" />Edmond Baudoin</strong>, né en 1943 à Nice, est un auteur et dessinateur de bande dessinée français.<br />Il débute une carrière à près de quarante ans, lorsqu’il publie ses premiers livres aux éditions Futuropolis en 1981.</p><p>Son style d’avant-garde aussi bien pour son dessin que pour son écriture, lui vaut d’être publié et reconnu par le monde la <img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/baudoin2.jpg" width="120" height="169" style="float: right; margin: 10px;" class=" image-droite" />bande dessinée.</p><p>La consécration de son œuvre a lieu en 1992 lorsqu’il reçoit l’Alph’art du meilleur album, pour Couma Aco.</p><p><strong><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/logo_ndm.jpg" width="140" height="131" style="float: left; margin: 10px;" class=" image-gauche" />L’Association "La Nuit des Maths"</strong> a pour but la promotion et la popularisation des mathématiques à travers des spectacles, des conférences... elle organise notamment un festival annuel fin juin début juillet à Tours, Blois et dans des villes et villages alentours.</p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/edmond_baudoin2_0.jpg?itok=AXKPdSUs"/> Thu, 20 Jun 2019 15:09:56 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/rencontre-avec-edmond-baudoin actualites Les Récréations 2019 avec l'Oulipo ! http://livre.ciclic.fr//actualites/les-recreations-2019-avec-l-oulipo <p class="chapo">L’association les mille univers organise une nouvelle édition des Récréations, ateliers d'écriture ouverts à tous, avec les écrivains du fameux Oulipo.</p><p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/mille-univers_0.jpg" width="137" height="146" style="float: left; margin: 10px;" class=" image-gauche" />Rencontres littéraires, ateliers d’écriture, librairie spécialisée (librairie “Sur les chemins du livre” de Saint-Amand-Montrond), lectures-apéro…</p><p><strong>Auteurs invités : Pablo&nbsp;Martín Sánchez, Frédéric Forte, Ian Monk, Hervé Le Tellier, Daniel Levin Becker, Edouardo Berti, Olivier Salon.</strong></p><p><strong><strong></strong><br /></strong></p><blockquote><p>“Écrire, ça s’apprend.<br />C’est un peu comme la marche, ça se pratique et ça devient naturel, ou presque. Et tout le monde peut écrire.<br />Si vous ne savez pas écrire, ces ateliers sont pour vous&thinsp;; et si vous savez aussi&thinsp;!<br />Venir aux Récréations, c’est passer une semaine avec les écrivains de l’Oulipo et travailler avec eux, guidés par eux.</p></blockquote><p>&nbsp;</p><p>Les Récréations accueillent&nbsp;des débutants et des confirmés.<br />On peut y être jeune, très jeune, vieux, très vieux, voire sans âge, si on veut.<br />Il suffit de vouloir écrire et de vouloir&nbsp;le faire avec plaisir, avec ardeur&nbsp;et avec des écrivains.<br />Vous pouvez découvrir les livres&nbsp;de ces auteurs avant de venir…<br />ou après… ou pas du tout,<br />ceci est une autre histoire…</p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/oulipo_2019.jpg?itok=eXeUhGwh"/> Tue, 18 Jun 2019 11:53:03 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/les-recreations-2019-avec-l-oulipo actualites Atuluça, festival de littérature jeunesse http://livre.ciclic.fr//actualites/atuluca-festival-de-litterature-jeunesse <p class="chapo">Dis, raconte-moi une histoire&nbsp;! Entendre et aussi lire des histoires&nbsp;: sur ce double thème de l’oralité et de la lecture, Saint-Pierre-des-Corps lance la première édition d’un festival littérature jeunesse dans l’agglomération.</p><div class="_4bl9"><div class="_3-8w">La première édition du festival Atuluça invite donc petits et grands les 28 et 29 juin pour deux jours riches en animations !</div></div><h2 class="_3-8w"><strong>Au programme :</strong></h2><p class="_3-8w"><strong style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">&gt; Des ateliers</strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;"> divers et variés avec les auteurs et illustrateurs présents<br /></span><strong style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">&gt; Des spectacles</strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">, entre théâtre, concert, conte dessiné et lecture</span></p><div class="_3-8w"><p>Mais aussi...</p><h4><strong>&gt; Des conférences :</strong>&nbsp;</h4><ul><li><p><strong><em>"Comment mettre les livres et le monde, dans les mains des enfants ?"</em> avec Alain Serres</strong></p></li></ul><p>Quels livres pour leur donner envie de lire ? Peut-on tout dire aux enfants ? Voyage-découverte dans les coulisses d'une maison d'édition. <strong>Alain Serres</strong> est l'auteur d'une centaine de livres pour la jeunesse, il écrit aussi de la poésie et dirige Rue du Monde, la maison d'édition qu'il a créée pour <em>"partager du beau et du sens avec les enfants"</em>. Sa devise est <em>"les oiseaux ont des ailes, les enfants ont des livres"</em>, une formule qui résume la volonté d'inciter les enfants à grandir libres, ouverts aux autres et à l'avenir de leur planète.</p><ul><li><strong><em>"Mieux habiter la Terre. Destin, dessins et design"</em> de Didier Cornille, animée par Christophe Meunier</strong></li></ul><p><strong>Didier Cornille</strong> est docteur en géographie. Ancien élève des designers Claude Courtecuisse et Roger Talon qui ont contribué à modifier notre environnement naturel visuel, il s'emploie, depuis 2008, à faire apprécier l'architecture et le design aux jeunes lecteurs.</p><p><strong>Christophe Meunier</strong> est formateur en histoire-géographie à l'ESPE Centre-Val de Loire, membre des Cafés Géo de Tours.</p><ul><li><strong><em>"La découverte d'autres cultures par le livre jeunesse : l'exemple du monde chinois"</em>, entretien de Patrice Wolf avec Loïc Jacob et Chun-Liang Yeh des éditions HongFei Cultures.</strong></li></ul><p>Les éditions HongFei Cultures proposent aux jeunes lecteurs une littérature illustrée autour de trois thèmes majeurs : le voyage, l'intérêt pour l'inconnu et la relation à l'autre.&nbsp;Dans ce cadre, HongFei Cultures développe une ligne éditoriale autour d'un axe double : proposer aux enfants une expérience de la Chine et, plus généralement, une expérience de l'altérité.&nbsp;</p><p>Pour faire découvrir une Chine inédite et authentique, HongFei Cultures invite les jeunes lecteurs à fréquenter, à travers des textes chinois, une culture lointaine avec douceur, étonnement et plaisir.&nbsp;Pour faire voir le monde différemment, en évitant les pièges de l'exotisme et du didactisme, HongFei Cultures cultive la richesse d'une littérature d'auteurs qui pensent et s'émeuvent autrement autour de sujets universels dont nous sommes proches.&nbsp;<br />La singularité de la proposition des éditions HongFei Cultures est renforcée par leur choix de faire illustrer ces auteurs d'ailleurs par des illustrateurs d'ici. L'illustration devient alors le meilleur compagnon de voyage des enfants vers les textes chinois.</p><h4>&gt; Des expositions dont :</h4><ul><li><em><strong>"Une expo... et alors ?"</strong></em><strong> - créée par Elisabeth Brami et Christophe Besse pour le festival Atuluça</strong></li></ul><p>Une série d'agrandissements impressionnants des dessins de Christophe Besse, soulignés de phrases courtes d'Elisabeth Brami, les deux auteurs d'une nouvelle collection récemment publiée chez Pocket Jeunesse.</p><ul><li><em><strong>"On fait le mur"</strong></em> <strong>- proposée par les éditions de l'Elan Vert</strong></li></ul><p>Onze illustration de l'album <em>On fait le mur ?</em> réalisées par Sébastien Touache. Un voyage dans l'art urbain et un hommage à l'univers de cinq streetartists : Jace, Kashink, Speedy Graphito, 3TTman et Chanoir.</p><ul><li><em><strong>"Voyages"</strong></em><strong> de Rue du Monde</strong></li></ul><p>L'exposition présente vingt grands illustrateurs au travers d'images, extraites de leurs albums publiés chez Rue du Monde depuis 1996.</p><p>Ainsi que celles du projet <em>"TKT, tu vas pas lire"</em>, des originaux de <a href="http://livre.ciclic.fr/minji-lee-diebold-en-residence-livre-passerelle-37" target="_blank">Minji Lee-Diebold</a> et de Judith Gueyfier...</p></div><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/atuluca.jpg?itok=Zhgb58uL"/> Mon, 17 Jun 2019 12:17:12 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/atuluca-festival-de-litterature-jeunesse actualites Rendez-vous conte ! le Festival du livre de l'enfance d'Orléans http://livre.ciclic.fr//actualites/rendez-vous-conte-le-festival-du-livre-de-l-enfance-d-orleans-1 <p class="chapo">Le Festival du livre de l’enfance « Rendez-vous conte ! » d’Orléans connaît un succès grandissant et revient cette année pour sa 5<sup>e</sup> édition le 29 juin au théâtre d'Orléans.</p><div style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">« Rendez-vous conte ! » a à cœur d’accompagner les écoliers dans leur réussite éducative, leur accès à la culture et au livre. Grâce à de multiples spectacles, projections et expositions, cette manifestation leur permettra de mettre en avant leur créativité. Les ateliers seront abondants et permettront à chaque enfant de s’approprier ces fondamentaux que sont la lecture et l’écriture et de découvrir différentes pratiques artistiques.</span><br /><span style="text-align: justify;">Les familles pourront venir gratuitement écouter, échanger, témoigner et partager des instants riches avec leurs enfants. Organisé par des passionnés de l’écriture, cet évènement ravira petits et grands pour partager et s’émouvoir ensemble.</span></div><h4><strong>Stands des libraires&nbsp;</strong></h4><p>Rencontres avec des auteurs et des illustrateurs qui vous feront partager leur passion. Séances de dédicaces et vente de leurs albums.</p><div>• <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/librairie-chantelivre" target="_blank">CHANTELIVRE</a> :&nbsp;Emmanuel BOURDIER, Gaëlle DUHAZÉ, Florence LAMY, Charlotte MOLLET, Audrey VAN DER BERG<br />• <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/la-librairie-nouvelle" target="_blank">LIBRAIRIE NOUVELLE</a> :&nbsp;Florence CADIER, Anne SORIN<br />• <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/librairie-laique-d-orleans" target="_blank">LIBRAIRIE LAÏQUE</a> :&nbsp;Patrick BRESSOT, Mimy DOINET, Christophe LOUPY<br />• <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/librairie-les-temps-modernes" target="_blank">LES TEMPS MODERNES</a> :&nbsp;Anne BOUTIN-PIED, Christian VASSORT<br />• <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/librairie-legend-bd" target="_blank">LÉGEND BD</a><br />• <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/librairie-agape" target="_blank">AGAPE</a> :&nbsp;Cyril LEPEIGNEUX, Élodie MAUROT, Marie-Aude MURAIL<br />• <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/librairie-volte-pages" target="_blank">VOLTE PAGES</a> :&nbsp;Nathalie DARGENT, Noëlle MIRANDE, Isabelle THION</div><div>• <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/au-temps-des-livres" target="_blank">AU TEMPS DES LIVRES</a> : Inkyeong KIM<br />• CANOPE<br />• BAYARD PRESSE</div><h4><strong>Au programme :</strong></h4><p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Des expositions</strong></span></p><ul><li><strong>REGARDE-MOI, REGARDE-TOI</strong><br />Exposition des originaux de Charlotte MOLLET, auteure-illustratrice. Mise en lumière des portraits réalisés par les élèves de l’école Olympia Cormier. Linogravure et monotype&nbsp;</li><li><strong>CONTE ILLUSTRÉ</strong><br />Livres géants et histoires illustrées présentés par les élèves des écoles d’Orléans et du lycée Benjamin Franklin&nbsp;</li><li><strong>DU SENS À L’IMAGE, CRÉATEUR D’AFFICHE</strong><br />Présentation de l’affiche du festival à partir du conte «&nbsp;Barbe-Bleue&nbsp;», par les élèves de l’école Jacques Androuet-Ducerceau&nbsp;</li><li><strong>TOUT AZIMUT</strong><br />Travaux plastiques des enfants d’Orléans et de Saint-Jean-de-la-Ruelle</li></ul><p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Des animations</strong></span></p><ul><li><strong>ÉLOGE O’LIVRES</strong><br />Des ateliers créatifs pour tous les âges, avec l’ASELQO&nbsp;</li><li><strong>SUR LES PAS DU FESTIVAL DU LIVRE</strong><br />Venez jouer avec tous les acteurs du Festival du livre. <br />De nombreux lots et livres à la clé pour les chanceux, à l’accueil du festival</li></ul><p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Des ateliers</strong></span></p><ul><li><strong>HISTOIRE DE LIVRES</strong><br />Après un temps de lecture devant les tableaux, les enfants et leurs parents pourront fabriquer leur propre livre d’artiste. <br />Limité à 12 enfants (6-9 ans) et leurs parents <br /><em>Réservation au 02 38 79 21 86 ou reservationmusee@orleans-metropole.fr&nbsp;</em></li><li><strong>PHOTOMONTAGE AUTOUR DE L’EXPOSITION «&nbsp;SUPERSTUDIO&nbsp;»</strong><br /> Familles et enfants + 5 ans <br /><em>Réservation au 02 38 62 52 00 ou reservation@frac-centre.fr</em></li></ul><p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Des lectures &amp; arts vivants</strong></span></p><ul><li><strong>ANIMATION MUSICALE</strong><br />Ensemble de saxophones du conservatoire à rayonnement départemental d’Orléans <br />Sous la direction de Frédéric JURANVILLE et Francis LECOINTE&nbsp;</li><li><strong>«&nbsp;C’EST LA COUR DE RÉCRÉ&nbsp;! »&nbsp;</strong><br />Danse HIP HOP avec «Swaga Show Dem et Cie», ASELQO Gare&nbsp;</li><li><strong>«&nbsp; Les voix du silence »</strong> suivi du spectacle <strong>«&nbsp;Le Prince Masqué&nbsp;»</strong>&nbsp;<br />Chant signé par Adeline BEAUJON en partenariat avec Visuel Langue des Signes Francaise <br />Spectacle familial à partir de 5 ans, par la troupe du Théâtre Les Minuits <br /><em>Inscription à l’accueil</em></li><li><strong>“Trudy et Willy”</strong><br />Spectacle, par la Cie Fabrika Pulsion</li></ul><p>&nbsp;Et bien d'autres choses encore à découvrir dans <a href="https://www.calameo.com/read/0001139385faca499ff9e" target="_blank">le programme complet</a>&nbsp;de cette journée !&nbsp;</p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/rdv_vous_conte.png?itok=3oDuanSw"/> Mon, 17 Jun 2019 10:45:39 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/rendez-vous-conte-le-festival-du-livre-de-l-enfance-d-orleans-1 actualites "SITUER" : la Beauce par Benoît Vincent http://livre.ciclic.fr//labo-de-creation/le-labo-de-creation/benoit-vincent-situer/situer-la-beauce-par-benoit-vincent <p class="Textbody chapo">Benoît Vincent, au sein du Labo de Ciclic, développe le projet "SITUER", une mise en fiction de six régions naturelles du Centre-Val de Loire : la Beauce, le Berry, la Brenne, le Perche, le Chinonais et la Touraine. L'écrivain et naturaliste propose une cartographie littéraire, une tentative de traduction esthétique de ces territoires naturels emblématiques, une invitation à parcourir, penser et lire nos paysages d'un regard neuf. Il nous livre ici un extrait de son travail en cours...</p><h1 class="Textbody accroche">Nom de Pays&nbsp; <br />Beauce<br /><small><small>Centre-Val de Loire – 28 Eure-et-Loir [Chartres/ Dreux - Châteaudun– Nogent-le-Rotrou]&nbsp;</small></small></h1><div style="text-align: right;"><em><small>Avant, en piquant de la queue, tu ressemblais à une</small></em></div><div style="text-align: right;"><em><small>abeille, tandis que maintenant tu piques de la langue et</small></em></div><div style="text-align: right;"><small><em>ressembles au serpent</em><br /><span style="font-size: 11.05px;">[Lettre de Roscelin de Compiègne à Abélard]</span></small></div><div><p align="left">« C’est un décor de cinéma », il pensait.&nbsp;</p><p>Après un premier moment d’égarement. Mais comment s’égarer ? Il n’y a pas d’issue possible : il n’y a que la route, droite sur des kilomètres, et pas moyen de se tromper, pas moyen de s’en détourner, de se <em>dépister</em>. C’est la plaine, à l’infini la plaine, la plaine à l’infini, à l’infini de l’infini, parce que derrière la plaine, derrière l’horizon, qu’on voyait depuis l’habitacle, lorsqu’on croyait y être parvenu, il y avait un autre horizon, tout aussi lointain.</p><p>Parfois toutefois, de grands virages contournaient les parcelles, et c’était étrange aussi, ces angles droits insoupçonnés, invisibles dans les hautes herbes ; ce n’en était pas moins un tunnel sans à-côté.</p><p>Il roulait vers la ville et déjà, si loin, il commençait à percevoir les plus hautes tours. Il n’avait jamais vraiment traversé la Beauce, ou autrement que rapidement, par les voies ferrées ou les autoroutes ; c’était la première fois qu’il allait y résider quelques jours. La première fois, qu’ « à hauteur d’homme », pour ainsi dire, il allait passer et vivre en son dedans.</p><p>L’égarement, c’était aussi la difficulté pour le regard de s’accrocher à quelque chose… une espèce d’oppression, du ciel peut-être qui était très haut mais qui était très épais aussi. Les seuls repères étaient les églises, les châteaux d’eau, les pylônes, les éoliennes, et surtout les silos, leur patrimoine restitué d’immenses cathédrales mécaniques, rongées par la rouille ou le lichen, fières absides dédiées au travail agricole.</p><p>Un peu d’anxiété, un peu de panique (écrasement dû au vide, ou fuite impossible), puis, avec le temps, l’habitude (il semble que l’on s’habitue vite en réalité, quelques dizaines de minutes suffisent ; c’est pareil dans d’autres lieux majestueux, là où l’humain est ridicule : les Alpes, la Bretagne, les déserts et les steppes des Causses…), c’est plutôt une grande sensation de sérénité, celle <em>justement</em> qui vient à l’homme effacé dans le paysage. La majesté (ce mot insistait), la majesté du paysage.</p><p>Après un temps, tout ce temps ramassé en quelques instants, il pensa donc : « c’est un décor de cinéma ».</p><h2 align="center">*</h2><p><em>Je ne saurai dire si le paysage avait changé. Comment changer l’uniforme ? Pourtant nous nous étions bien là, pour témoins, et nous vieillissions. Est-ce parce que nous, nous changions, que changeait le paysage autour de nous ? Oui sans doute.</em></p><p><em>Je me rappelle les moutons, mais ils ne sont plus là sous mes yeux.</em></p><p><em>Je me rappelle les chevaux, mais ils ne sont plus là sous mes yeux.</em></p><p><em>Je vois pourtant les blés, et eux toujours pèsent dans le champ, ondulent sous le vent perpétuel. Je me rappelle le gros vent, et je le vois. Je me rappelle les cieux, et je les vois.</em></p><p><em>Je ne sais pas pour les silos, peut-être ont-ils grandi, et je ne sais pas pour les châteaux d’eau, peut-être ont-ils poussé à leur tour eux aussi ? Je me rappelle aussi d’avant les pylônes, les éoliennes.</em></p><p><em>Alors oui en effet, insensiblement… comme un léger dévers amène imperceptiblement un relief, et un relief un paysage, et un paysage une mélancolie, c’est-à-dire une mémoire déchue.</em></p><h2 align="center"><strong>*</strong></h2><p>C’est exactement ça, poursuivit-il dans sa tête : un grand film de la route, à l’américaine, et pourquoi pas ? Nous sommes imprégnés des vastes paysages de la plaine américaine, aussi bien dans les films que dans les séries et même les romans. Ils éveillent en nous de mystérieux imaginaires, d’héroïques personnages, des luttes sauvages. Mais lorsqu’on évoque la Beauce dans notre pays, surgissent en premier lieu des traits négatifs. « Parce que les gens de la ruralité sont méprisés », pensa-t-il.</p><p>D’ailleurs quand il avait cherché des éléments touristiques sur la Beauce, c’est l’Amérique qui est venue. La Beauce du Canada. Il ne comprenait pas les visites que proposaient le site, il ne connaissait pas de mont Sainte-Marguerite, et il ne voyait pas de monts en Beauce.</p><p>Il était venu faire des recherches sur la forêt des Carnutes (passons sur le cadre et les détails professionnels), dans l’espoir de trouver sur le territoire des fragments de forêt ancienne, historique même, dont l’étude du sous-sol apporterait de nouveaux (et qui sait ? précieux) éléments sur les mouvements climatiques. L’analyse bibliographique avait stipulé que le sol et le sous-sol n’avaient jamais permis l’installation d’une forêt en tant que telle, et des études récentes semblaient indiquer que la forêt sacrée se situait dans une zone comprise entre Orléans et Chartres, entre la Loire et le Loir. Le mot <em>Beauce</em> lui-même viendrait d’un mot gaulois pour dire « espace découvert », ou « champagne »… Or la conformation des paysages depuis au bas mot la fin de la république romaine l’avait incité à fouiller les lieux, précisément parce qu’à l’évidence, et contre toute logique, les lieux n’avaient que peu changé.</p><p>À peine débuta-t-il de compulser les documents (qu’il avait réservés depuis chez lui), qu’il tomba sur une liasse de feuilles deux fois pliées en deux, glissées dans le rabat d’une jaquette. Elles attirèrent aussitôt son attention ; il hésita et se demanda s’il avait vraiment le droit de les ouvrir et de lire. Il balaya la petite pièce du regard ; la lumière était tamisée, il portait des gants, il agissait dans le cadre professionnel : il en conclut qu’il n’y avait pas de raison qui s’opposât à ce qu’il les considère comme une part de son corpus.</p><p>C’était une lettre, adressé à un certain Philémon Sevestre, écrite par un énigmatique MP, le 16 juin 1907 (il n’y a pas d’enveloppe). Il recopia ce passage dans son carnet.</p><p>« On prête beaucoup de qualités aux écrivains, sans doute trop. Mais ce qu’on ne peut leur reprocher, mais peut-être est-ce un vice qui s’est affermi sur le terreau de la défiance, ou, comme une seconde nature, s’est béquillé à une espèce de mauvaise foi que d’aucuns nomment sensibilité, ou pire, lucidité, ce qu’on ne peut leur reprocher, disais-je, c’est leur manque de tact au regard des réalités du monde. Mais un drôle de phénomène se produit, lorsque par exemple je vois agir mon personnage, le vois évoluer dans un monde qui peu à peu, d’étrange manière, s’affranchit de ma tutelle, et c’est comme si mon stylographe n’était plus ni férule, ni houlette, pas moins une laisse dont on se sert, vous savez, pour maintenir et contraindre les animaux domestiques, ni un mors, qui est utile à diriger les chevaux. C’est comme si moi-même me dédoublais, lui se séparant de moi, et moi devenant lui, lui écrivant et moi lisant, je ne vois pas comment le dire autrement, ni de manière plus claire.</p><p>Vous savez, cher ami, que, lorsque je vous retrouve ici, notre entretien vient nourrir ma propre pratique ; c’est peut-être aussi parce que votre société, précise, positive en quelque sorte, faisait écho à mon propre cheminement, tantôt hésitant, tantôt fougueux, et l’un et l’autre s’articulent comme certains objets, ces petits véhicules destinés au loisir des petits enfants.</p><p>En quoi tout roman est double ; non seulement le lecteur écrit le livre que l’auteur lui a lu une première fois, mais dans ce geste c’est aussi un <em>paysage</em> qui est chaque fois échafaudé et renouvelé, à la manière d’un décor de théâtre itinérant. »</p><h2 align="center">*</h2><p>L’après-midi, au musée de la mémoire agricole qu’il visita, c’est avec grande surprise qu’il retrouva sur l’une des affiches le nom de P. Sevestre, accompagné de ces mots : « L’histoire veille à maintenir l’essentiel de son propos sous le boisseau. Ce qui reste inaccessible au commun, ce n’est certes pas ce qui est claironné ou, moins vulgairement, ce qui est consigné et sigillé dans les livres solaires.</p><p>En quoi toute histoire est double ; on dira qu’il y a la grande et la petite histoire, mais je ne fais pas cette différence car, de toute façon, à chaque fois c’est aussi un <em>paysage</em> qui est échafaudé et renouvelé, à la manière d’un décor de théâtre ambulant.</p><p>On prête beaucoup d’intentions aux historiens ; c’est leur faire beaucoup d’honneur. », avec cette simple indication : <em>La chronique et l’histoire au Moyen-Âge</em>, 1909.</p><h2 align="center">*</h2><p><em>Très tôt le soleil était monté et avait arrosé tous les recoins du pays.</em></p><p><em>Depuis la Conie, qui s’écoulait sans hâte, nous devions nous rendre jusqu’à l’exploitation. L’été et le printemps, on y allait à pied, on se levait plus tôt, très tôt, en été à cinq heures. Quand les derniers bosquets que le ruisseau nourrissait disparaissaient, on entrait dans le monde de la céréale (il y a avait bien quelque champ de patates ou de trèfles, mais dans l’ensemble c’était de la céréale, et parmi elles dominait le blé). Nous sommes un pays du pain.</em></p><h2 align="center">*</h2><p>Il avait trouvé un gîte, chez Odette, une dame à la retraite, une ancienne commerçante, boulangère, et dont le mari, nonagénaire, ancien facteur ; ils louaient deux ou trois chambres d’une belle ferme située en plein cœur du pays. Nous discutions tous trois, tandis que mijotait le faitout de rata qu’elle s’était proposé de lui cuisiner, puisqu’il s’intéressait « aux choses désuètes ». Elle s’enquit de l’avancée de ses recherches. Elle lui apprit que Sevestre était un nom commun dans le secteur, qui lui était familier puisque des cousins à elle le portaient, des parents éloignés du côté de Fains-la-Folie, de gros exploitants depuis toujours. Il se fit à l’idée que le mot était une dérivation de <em>sylvestre</em>… et se demanda jusqu’à quel point la forêt avait hanté l’imaginaire local.</p><p>La discussion venait alors sur le travail agricole, ce qui avait changé, ce qui avait disparu. « Mais aujourd’hui, finit-elle, les gens vivent mieux, même les jeunes, ils sont moins souvent contraints par le temps, les aléas. Les machines ont pris une place considérable, oui, mais il faut toujours quelqu’un pour les mener, pour les entretenir... »</p><p>Après le dîner, il fit quelques pas dans le village et gagna ses « faubourgs », les belles maisons de pierre blanche. Dans le village, on se sentait à l’abri. Dès qu’on en sortait un peu, on était à nouveau renversé par l’immensité du vert. Comme le ciel était immaculé, un début de lune vint éclairer en douceur les armées et les armées d’épis.</p><p>C’était une étrange sensation, un peu comme naviguer en mer. Et les villages étaient comme des îlots. Il y avait cette pression tellurique des îles. Il ne doutait plus que la forêt d’ici avait été un mythe, des histoires qu’on raconte pour effrayer les petits enfants. Ou les subjuguer. Jules César le savait déjà, et je ne sais pas quelle était l’intention de Rabelais lorsqu’il fit dire à Gargantua « Je trouve beau, ce ». Mais il était en plein accord avec lui.</p></div><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/beauce_ok.jpg?itok=55VG-6kK"/> Fri, 14 Jun 2019 16:46:32 +0200 http://livre.ciclic.fr/labo-de-creation/le-labo-de-creation/benoit-vincent-situer/situer-la-beauce-par-benoit-vincent actualites "SITUER" : le Perche par Benoît Vincent http://livre.ciclic.fr//labo-de-creation/le-labo-de-creation/benoit-vincent-situer/situer-le-perche-par-benoit-vincent <p class="Textbody chapo">Benoît Vincent, au sein du Labo de Ciclic, développe le projet "SITUER", une mise en fiction de six régions naturelles du Centre-Val de Loire : la Beauce, le Berry, la Brenne, le Perche, le Chinonais et la Touraine. L'écrivain et naturaliste propose une cartographie littéraire, une tentative de traduction esthétique de ces territoires naturels emblématiques, une invitation à parcourir, penser et lire nos paysages d'un regard neuf. Il nous livre ici un extrait de son travail en cours...</p><h1 class="Textbody accroche">Bonhomme de chemin&nbsp; <br /><small>Perche [Faux Perche ou Perche vendômois, Perche gouët, <br />Perche sarthois, Perche dunois, Grand Perche]<br /><small>Centre-Val de Loire – 41 Loir-et-Cher [Blois/ Vendôme– Romorantin-Lanthenay]</small></small>&nbsp;</h1><p class="Textbody" style="text-align: right;" align="right"><small>Well, I saw an old man<br />walking in my place<br />And he looked at me,<br />it could have been my face<br />His words were kind<br /><small>but his eyes were wild<br /><span style="font-size: 11.05px;">[Neil Young]</span></small></small></p><p class="western"><em>Tu chemines. Tu chemines sans te retourner. Sans te retourner, par les chemins creux, tu avances. Est-ce que tu fuis quelque chose, je ne sais pas. Est-ce que tu es pressé pour te rendre quelque part, je ne sais pas. Je ne sais rien. Je ne sais rien de toi.</em></p><p><em>Toujours est-il que tu chemines. Toujours, tu chemines. Il faut bien avancer.</em></p><p><em>Est-ce le jour qui décline ? Ce crépuscule ? Est-ce l’aube encore incertaine ? Je n’en sais rien non plus. Je ne sais pas grand’chose.</em></p><h2 style="text-align: center;">*</h2><p>La répétition des gestes devrait faire passer le temps plus vite, mais c’est tout le contraire qui se produit. La répétition des gestes, qui peu à peu transforme la main en outil, le corps en machine et l’esprit en programme, en faisant mine de nier le temps, en vérité l’arrête et le fige, en quelque sorte le dénature. Le temps qui ne manque plus, le temps fermé, est une catastrophe.</p><p>Alors, chacun n’avait de cela qu’une vision infime, tout à la fois personnelle, intime, et donc difficilement communicable (un peu de honte donnait son vernis) et une vision partiale, un peu pour les mêmes raisons (on ne se plaignait pas devant les autres), un peu parce que cela était nouveau et que ce qui est nouveau impressionne, en ce que l’on apporte plus de crédit à la forme nouvelle censée traduire un certain progrès, une certaine amélioration du monde, qu’à ses propres sentiments, se jugeant soi-même sans doute trop lent, ou trop retors, ou trop faible pour supporter la vague qui porte vers l’« émancipation ».</p><h2 style="text-align: center;"><strong>*</strong></h2><p><em>Je sais que, depuis ma fenêtre, la cour pavée disparaît sous de gros flocons et sans doute en est-il de même de la rue devant la maison, du village, de la ville voisine et des espaces variés entre les deux, les champs où tu as travaillé jadis, l’usine où tu travailles maintenant… les vergers où se déroulaient de longues journées aussi, où tu as dormi aussi et où tu t’es caché… les haies que tu as pensées, façonnées, tressées, accrochées et même arrachées… les carrières où tu as usé les outils et le corps, jusqu’à l’épuisement.</em></p><h2 style="text-align: center;"><strong>*</strong></h2><p>Les aïeux parlaient, par un tour étrange qui doit être, sans doute, le propre de l’histoire, à savoir, plutôt, le génie singulier du récit, je veux dire de la narration, et, à travers leurs paroles, les aïeux dépeignaient un monde qui nous semblait à tous rendu inaccessible, un monde désormais révolu, dont la violence et la dureté paraissaient une formalité au regard de ce que la cohésion et la connivence du groupe semblait y représenter.</p><p>Lorsque furent éparpillés les débris fumant des dernières maisons, on chercha à former de nouvelles communautés, mais celles-ci étaient plus tristes, comme résignées, comme trop conscientes de leur semblance nouvellement construite...</p><h2 style="text-align: center;"><strong>*</strong></h2><p><em>Il neige, et ce n’est pas souvent, mais ce paysage te va bien. La neige et le froid ralentissent le temps, et tu apprécies le temps ralenti. Pourtant tu chemines, tu t’agites dans la marche, non sans rigueur bien sûr, mais quelque chose, en toi, autour de toi, semble faire menace, menace sans danger, menace sourde, mais menace, poids, comme ce qu’on sait qui peut surgir, comme ce qui surgit, au contraire de tout ce qui ne surgit pas, ne surgit jamais. Comme les vaches, le bétail. Même le cheval.</em></p><h2 style="text-align: center;"><strong>*</strong></h2><p>Mais la répétition fatigue. Travailler fatigue. Travailler comme cela fatigue.</p><p>Il est loin le temps où il s’agissait de cultiver, entretenir, choyer, avec les bêtes, un lopin de terre à proximité du village. La vie était alors rythmée par la ferme et ses saisons. Les semailles et le vêlage, le nourrissage et le labour... On regarde aujourd’hui tout cela l’œil amusé, avec le recul d’un almanach, parce que pour une part cette matière nous est devenue étrangère (même si nos enfances ont souvent un pied à la campagne), et un peu aussi parce que toute cette mythologie (qui accompagnait le travail et la vie en tant que tels) a été façonnée de toute pièce, pour nous comme pour eux.</p><p>Puis, en quelque sorte, est arrivé le train.</p><p>Une dit : « Avec l’arrivée du train c’est tout le paysage qui change. C’est pas seulement pour le train, mais tout ce que la venue du train implique. En somme le train passe dans notre pays, qu’est pas tellement fait pour le train d’ailleurs, et faut lui trouver de la place.</p><p>C’est que le train est comme un long cordeau qui vient, on ne sait pas trop d’où, et qui va, on ne sait pas trop où, même si on sait qu’il vient de Chartres et qu’il mène jusqu’à la mer ou presque, à Bordeaux, mais c‘est loin Bordeaux ; eux, ceux du train, ils disent “c’est pratique pour vous, vous pouvez aller voir vos familles ou aller à la mer en vacances”.</p><p>Nous on veut bien qu’il passe par chez nous, mais pour ce qui est des familles ou des vacances… Déjà, on a toujours quelque chose à faire ici, on n’a pas le temps de s’ennuyer… Puis la mer… on a la nôtre ici, en moins chic peut-être mais quand même, puis question d’aller voir ailleurs, les gens d’ailleurs, ils ne sont pas toujours contents de nous voir débarquer, d’ailleurs ils ne viennent pas tellement nous voir non plus... moi je crois que finalement les gens ne sont pas si mal chacun chez eux.</p><p>Et bon ‘faut que le train il serpente comme ça, sans fin, avec tout son systèmes de rails et de gares, et c’est facile pour lui quand c’est dans les champs ouverts, comme tout le quartier jusqu’à Châteaudun, mais chez nous c’est une autre histoire. Parce que cette ligne droite, et seule, elle doit entrer en contact avec nos lignes à nous qui sont nombreuses et en tous sens, on dirait une pelote de fils, si on veut. »</p><p>*</p><p><em>Les enfants, qui ont grandi dans la ferme, ont échangé leur temps de travail contre le temps d’école. Ils ont emmagasiné de nouveaux chemins, de nouveaux paysages, et puis ils sont partis. Pendant ce temps les haies progressaient, les champs se fermaient, on manquait de bras. On a alors cédé à la facilité, et la facilité c’est la machine, et la machine c’est moins de bras, moins de chevaux, et la machine c’est le progrès. A la brassée d’un peu de poules, d’un peu de bétail, d’un peu de froment, d’un peu de fruits, on a substitué des champs, immenses, rectangulaires et uniformes.</em></p><h2 style="text-align: center;"><strong>*</strong></h2><p>Je viens donc te rendre visite, toi qui dessines les paysages, c’est-à-dire toi qui parles la langue des lignes et des formes, et de leur confrontation. Toi qui parles la langue qui est l’interface entre l’œil et la main.</p><p>L’un, le premier, dit : « Pour nous, cette force [le travail du paysage], ça faisait peloton, un petit moteur de courage et d’espoir, face à nos bordées qui s’ouvraient de plus en plus, faces aux champagnards qui nous entourent ; pas plus tard qu’hier M. m’a dit que les pièces du gros Pierre avaient été complètement défrichées, encore un chemin creux et ses bordures, les plesses et les tresses, qui sont partis en feu et fumée. »</p><p>Je saisis qu’il est plus facile d’apprendre à faire de robustes trognes à des gens de loin qu’à des bonhommes de foin. Il reprend : « Ils disent que c’est le progrès. Vous devriez vendre, ouvrir, ils disent, ouvrir ! ouvrir ! C’est leur obsession ! S’ils viennent ici, avec leurs assureurs et leurs huissiers, ils voudraient bien ouvrir toute la France, et comment ! »</p><h2 style="text-align: center;"><strong>*</strong></h2><p><em>Je te vois marcher, avancer, malgré un drôle de vent qui souffle maintenant en sens contraire. Rabat ta casquette et projette parfois dans tes yeux du grésil solide comme du sable. </em></p><p><em>Le vent, c’est tout un art que de passer d’un croisement à une côte, dans la nuance subtile des agencements, au sens de l’ajustement des reliefs. Toi tu connais les traverses, les halliers et les essarts, tu sais raccommoder les écarts, avec les foyers.</em></p><h2 style="text-align: center;"><strong>*</strong></h2><p>Eux : « Ouvrir, éventrer, je pense souvent à ça. Nous on a des parcelles, des enclos, on a le bocage : on ne peut pas ouvrir comme ça, inconsidérément, on a des contraintes. Nous, c’est tout un art de l’abri, de la vannerie, du tissage, que nous avons développé. Nos chemins creux, nos haies, nos arches tressées de bois, nos trognes, c’est tout un art de l’enclosure qu’on a. Eux voudraient tout ouvrir, faire tomber les arbres et les arbustes, comblercolmater&nbsp; les creux, dénouer délier tous les nœuds et les liens que pendant des siècles nous avons patiemment faits. »</p><p>Une autre : « Beaucoup d’enfants percherons sont allés travailler dans les fermes beauceronnes "modernes" (sans haies, sans fossés, sans trop d’arbres et d’obstacles), qui les ont fait rêver… cela explique certainement (en plus de la politique agricole, des remembrements, des drainages), et en raison de la proximité géographique, comment, revenus au pays, beaucoup d’entre eux ont imité ce modèle et son paysage… »</p><p>Un autre : « Quant au chemin de fer, il accompagne depuis presque un siècle et demi cette révolution industrielle et agricole qui a vidé les campagnes : depuis la ligne Paris-Bordeaux, les voies métriques qui avaient abouti entre les deux guerres, et pour quelques années seulement, à un maillage maximum du territoire, puis l’abandon de ces lignes au profit de celles à grande vitesse…</p><p>Nous, on a les chevaux.</p><p>Ils ne vont tout de même pas croire qu’on va se passer de nos chevaux parce que le train arrive, alors même qu’on a fourni la capitale, la même capitale que celle du train, en chevaux depuis des générations ? Même aux Amériques. Même aux Amériques. »</p><h2 style="text-align: center;"><strong>*</strong></h2><p><em>Je te vois marcher, tu cherches à ne pas quitter le chemin creux. Tu cherches à rester dans la forêt. Tu cherches, haletant, petite foulée, à ne pas sortir à découvert. Ne pas te faire remarquer. Modeste. Un passereau. Un colimaçon.</em></p><h2 style="text-align: center;"><strong>*</strong></h2><p>Je vois le dessin que tu fais. Je visite ton atelier. Je vois les bois flottés, les fleurs séchées, les cailloux ramassés ; je vois les crânes de petits animaux non identifiées, toutes les petites dents d’émail éclatant, sagement alignées. Je vois les bocaux, les planches d’herbier, les gravures, les lentilles, les outils, les gabarits, les chutes. Toute la panoplie des crayons gras, des aquarelles, des fusains. Et tous les papiers.</p><p>Nous passons dans le jardin. Je vois qu’il est une pièce de la longère. Nous prenons une orangeade. Elle dit : « Nous sommes modestement revenus ici. J’ai travaillé à Paris, à Lyon, à Bordeaux, que sais-je, mais nous sommes revenus ici, à l’écart de la pulsation urbaine. C’est un choix. Je ne pouvais pas m’éloigner davantage du bocage. » Puis : « Je joue aussi un peu de la vièle à roue. »</p><h2 style="text-align: center;"><strong>*</strong></h2><p>Suivre ton chemin, avec ses trognes douces et rassurantes (rassurantes figures totémiques, sauvages et monstrueuses mais chamaniques aussi, c’est dire la parentèle) ton bonhomme de chemin.</p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/le_perche_ok_0.jpg?itok=Md1pV533"/> Fri, 14 Jun 2019 16:13:18 +0200 http://livre.ciclic.fr/labo-de-creation/le-labo-de-creation/benoit-vincent-situer/situer-le-perche-par-benoit-vincent actualites Festival BD "Les Courants" 2019 http://livre.ciclic.fr//actualites/festival-bd-les-courants-2019 <p class="chapo">Le festival BD "Les Courants" revient pour une 12e édition ! Cette année, c'est encore une trentaine d'auteurs-illustrateurs qui seront présents à Saint-Ouen-les-Vignes pour vous faire découvrir la bande dessinée dans tous ses états !</p><h4><strong>Au programme de ces deux jours :</strong></h4><ul><li>des rencontres avec les auteurs,&nbsp;</li><li>des dédicaces,&nbsp;</li><li>des animations,&nbsp;</li><li>des ateliers dessins (Places limitées, <strong>réservation au 02 47 30 43 05</strong>)</li></ul><div class="txtNew" data-packed="true"><div><strong>&gt; Samedi 29 juin 2019 à 15h</strong>&nbsp;: Atelier Pop</div><div><strong>&gt; Dimanche 30 juin 2019 à 15h</strong>: Atelier Kraft</div></div><ul><li>des concerts (entrée gratuite pour tous)</li></ul><div><strong>&gt; Samedi 29 juin 2019</strong></div><div>&nbsp; &nbsp;19h : WAITING FOR WORDS (SynthPop - New Wave)</div><div>&nbsp; &nbsp;21h : JUDY GET OUT (Rock Alternatif)</div><div><div><strong>&gt; Dimanche 30 juin 2019</strong></div><div>&nbsp; &nbsp;13h : LEO (Soul Acoustique)</div><div>&nbsp; &nbsp;15h : STATION KAAMELEON (Cover Acoustic)</div></div><ul><li>et un feu d'artifice !</li></ul><h4>Les auteurs présents&nbsp;</h4><div><a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-jean-marc-allais?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">ERIC ALBERT</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-eric-albert?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">GUILLAUME ALBIN</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/allais-jean-marc?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">JEAN MARC ALLAIS</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-jean-marc-allais-1?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">NAMI AWANO</a> / <a href="http://livre.ciclic.fr/contact/barbaud-jean" target="_blank">JEAN BARBAUD</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-bruno-bertin?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">FRANCIS BERGÈSE</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-francis-bergese-1?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">BÉRIK</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/bertin-bruno?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">BRUNO BERTIN</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-bruno-bertin-1?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">CLAIRE BIGARD</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-bloz?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">SESS BOUDEBESSE</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-sess-boudebesse?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">MAURO CEBALLOS</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/champion-pierre?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">PIERRE CHAMPION</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/chanoinat-philippe?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">PHILIPPE CHANOINAT</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-mauro-ceballos?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">FRANÇOIS DUPRAT</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/galien?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">GALIEN</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/giot-bastien?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">BASTIEN GRIOT</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-david-verdier?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">NICOLAS HAMONOU</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/frasier-olivier?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">ERIC IVARS</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-galien?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">JAS</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/larbier-philippe?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">PHILIPPE LARBIER</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/le-coz-gilles?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">GILLES LE COZ</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-gilles-le-coz?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">RÉGIS LOISEL</a> / <a href="http://livre.ciclic.fr/contact/le-sourd-patrice" target="_blank">PATRICE LE SOURD</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-patrice-le-sourd?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">BRUNO LOTH</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-bruno-loth?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">CORENTIN LOTH</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/marniquet-frederic?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">FRÉDÉRIC MARNIQUET</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-frederic-marniquet?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">JEAN-CHRISTOPHE NÈGRE</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-mickael-roux-1?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">PASCAL-JÉRÉMIE PELLETIER</a> / <a href="http://livre.ciclic.fr/contact/roux-mickael" target="_blank">MICKAËL ROUX</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-mickael-roux?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">JEAN TORTON</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-jean-torton?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">CLAUDE TURIER</a> / <a href="https://sitelescourants.wixsite.com/lescourants/copie-de-claude-turier?fbclid=IwAR3_B7rgVEQJYbrgySdz0gu-S-cp6W3ta5xX-WZJDoDmgP3VO014frmMhaA" target="_blank">DAVID VERDIER</a></div><div class="style-jsbw4h6simageItem" data-image-index="31" data-displayer-width="1890" data-displayer-height="1417" data-displayer-uri="7e14af_4ae313bdc9e1404f9a03817ee741ed35~mv2_d_1890_1417_s_2.jpg" data-height-diff="52" data-width-diff="0" data-bottom-gap="0" data-image-wrapper-right="0" data-image-wrapper-left="0" data-image-wrapper-top="0" data-image-wrapper-bottom="0" data-margin-to-container="0" data-state="notShowPanel desktopView alignCenter unselected clipImage noTransition rollover link">&nbsp;</div><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/festival_bd_les_courants_2019.jpg?itok=zQyzghyX"/> Fri, 14 Jun 2019 11:56:32 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/festival-bd-les-courants-2019 actualites Salon Tours Livres Anciens - 1re édition http://livre.ciclic.fr//actualites/salon-tours-livres-anciens-1re-edition <p class="chapo">L’association Livre et Patrimoine en Val de Loire en partenariat avec la Ville de Tours organise la première édition du salon Tours Livres anciens !&nbsp;</p><p>Tours Livres Anciens est un salon de livres anciens réunissant plus de quarante libraires régionaux et parisiens. Ils seront heureux de vous présenter leurs dernières nouveautés et de vous parler de leur passion au cœur de la magnifique salle des Fêtes de l'Hôtel de Ville de Tours.<br /><br />Tous les thèmes y seront réunis : science, littérature, livres pour enfants, livres illustrés, gastronomie, histoire, estampes… Pour le plaisir des yeux et de l’esprit, venez vous nourrir de ce patrimoine écrit et découvrir, au contact des métiers du livre, ce riche panel de notre histoire commune. Relieurs et restaurateurs du patrimoine écrit &amp; graphique vous accueilleront également pour vous présenter le livre sous toutes ses facettes et vous proposer leurs services.<br /><br />Cette première édition s’inscrit comme un des plus importants salons de livres anciens de l’ouest de la France, l’occasion de découvrir la bibliophilie, de compléter votre collection, de trouver des cadeaux de fin d’année subtils et originaux.</p><h4><strong>Seront présents sur ces 3 jours :&nbsp;</strong></h4><div class="txtNew" data-packed="true"><ul><li><strong>43 Libraires exposants dont :&nbsp;</strong></li></ul></div><div class="style-jv7xw5gb" data-svg-id="8463f60718194af748c49dddbe45b668_svgshape.v1.HollowCircle.svg" data-svg-type="shape" data-display-mode="stretch" data-strokewidth="0" data-viewbox="0 0 200 200" data-preserve-viewbox="ignore">- <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/aux-arts-etc" target="_blank">Aux Arts etc...</a>&nbsp;(Tours - 37)<br />- <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/au-coeur-du-monde" target="_blank">Au cœur du monde</a>&nbsp;(Orléans - 45)<br />-&nbsp;<a href="http://livre.ciclic.fr/structure/librairie-gaelle-cambon" target="_blank">Gaëlle Cambon</a>&nbsp;(Tours - 37)<br />- <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/librairie-le-cosmographe" target="_blank">Le Cosmographe</a>&nbsp;(Vernou-sur-Brenne - 37)<br />- <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/librairie-denis" target="_blank">Librairie Denis</a>&nbsp;(Tours - 37)<br />- Jean-Marc Dechaud&nbsp;(Crissay-sur-Manse - 37)<br />- Jérôme Doucet&nbsp;(Tours - 37)<br />- <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/librairie-l-encrivore" target="_blank">L’Encrivore</a> (Vendôme - 41) <br />- Librairie Knuf&nbsp;(Vendôme - 41)<br />- <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/librairie-lacoste" target="_blank">Librairie Lacoste</a>&nbsp;(Chinon - 37) <br />- Le Collectosaure&nbsp;(Tours - 37)<br />- Librairie de la Terrasse&nbsp;(Trôo - 41)<br />- Librairie Theureau&nbsp;(Tours - 37)<br />- Élie Veyssière&nbsp;(Tours - 37)<br />- <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/librairie-walden" target="_blank">Librairie Walden</a>&nbsp;(Orléans - 45)</div><div class="txtNew" data-packed="true"><ul><li><strong>Des artisans du livre</strong></li></ul></div><div class="txtNew" data-packed="false" data-min-height="107"><p class="font_7">- Gabrielle Decrion-Lanta&nbsp;(Conservation - Restauration de documents graphiques)<br /> - <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/atelier-malica-lestang" target="_blank">Malica Lestang</a>&nbsp;(Reliure)<br />- Claire Lutz&nbsp;(Reliure &amp; Émaux)<br />- Emmanuelle Maïsetti (Conservation - Restauration de livres rares)<br />- Olivier Maupin&nbsp;(<a href="http://livre.ciclic.fr/structure/cfrpe-centre-de-formation-de-restauration-du-patrimoine-ecrit" target="_blank">Centre de Formation à la Restauration du Patrimoine Écrit</a>)<br />- Musée de la Typographie&nbsp;Tours<br />- Atelier de Reliure Tourangelle&nbsp;(Cours de Reliure) <br />- Dominique Spiessert&nbsp; (Artiste, Livres Uniques)</p></div><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/tours_livres_anciens.jpg?itok=WJaUoPtI"/> Fri, 14 Jun 2019 10:25:15 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/salon-tours-livres-anciens-1re-edition actualites Le Prix Roblès 2018 est attribué à Sébastien Spitzer http://livre.ciclic.fr//actualites/le-prix-robles-2018-est-attribue-sebastien-spitzer <p class="chapo">Le prix Emmanuel-Roblès, prix des lecteurs de Blois-Agglopolys, récompense chaque année l’auteur d’un premier roman.</p><p class="btn_voir">Vendredi 15 juin à la Halle aux grains de Blois, les comités de jury-lecteurs ont dévoilé le résultat de cette 28e édition. Leur choix s'est arrêté sur le&nbsp;premier roman de l'auteur Sébastien Spitzer pour&nbsp;Ces rêves qu'on piétine&nbsp;(Ed. de l'Observatoire).</p><p><br /><strong><strong><strong>∎&nbsp;</strong></strong><em>Ces rêves qu'on piétine</em></strong><strong>, Sébastien Spitzer</strong><br />L'Observatoire, 2017. -&nbsp;ISBN : 979-10-329-0071-0. - 304 p. - 20€<br /><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/arton19873-81c0e.jpg" width="100" height="143" style="border: 1px solid black; float: left; margin: 2px;" />"Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe&nbsp;Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.<br />Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire&nbsp;: dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme&nbsp;: sa fille.<br />Elle aurait pu le sauver.<br />Elle s’appelle Magda Goebbels."<br />Sébastien Spitzer est journaliste.&nbsp;</p><p><strong>&gt;</strong>&nbsp;<span>pour le prix Emmanuel-Roblès&nbsp;2018,&nbsp;</span><em><strong><em>Ces rêves qu'on piétine</em></strong></em> était en lice avec cinq autres&nbsp;<a href="http://livre.ciclic.fr/actualites/la-selection-prix-emmanuel-robles-2018-est-devoilee" target="_blank">romans</a>&nbsp;:</p><ul><li><em>L'ivresse du Sergent Dido</em>, Olivier Rogez (Le Passage)</li><li><em>Fief</em>, David Lopez (Seuil)&nbsp;</li><li><em>Fugitive parce que reine,</em>&nbsp;Violaine Huisman (Gallimard)</li><li><em>Transport</em>, Yves Flank (L'Antilope)</li><li><em>Ma Reine</em>, Jean-Baptiste Andrea (L'Iconoclaste)</li></ul><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/sebastien-spitzer.jpg?itok=XSKQdK4A"/> Thu, 13 Jun 2019 10:08:30 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/le-prix-robles-2018-est-attribue-sebastien-spitzer actualites Remise du prix Emmanuel-Roblès du premier roman 2019 http://livre.ciclic.fr//actualites/remise-du-prix-emmanuel-robles-du-premier-roman-2019 <p class="chapo">Le Prix Emmanuel Roblès récompense, chaque année, un auteur de premier roman français ou francophone, édité en France, et choisi par plus de 600 passionnés de lecture, fédérés en comités en France et à l’étranger.</p><p>Ce prix est organisé par les bibliothèques de Blois-Agglopolys depuis vingt-huit ans.&nbsp;Il est doté d’une bourse de 5 000 euros qui sera décernée au lauréat 2019.&nbsp;Le jury est composé de lecteurs adultes et lycéens répartis pour cette année en 74 comités, soit 596 lecteurs.&nbsp;</p><p>Depuis mars, les romans sélectionnés font l'objet de lectures, débats, échanges de la part des lecteurs amateurs, réunis régulièrement au sein de leurs comités, associant ainsi plaisir des échanges et goût de la lecture. Le matin du 14 juin le vote de ces jurés remis par les responsables des comités désignera le lauréat de l'année. Leur choix sera rendu public l'après-midi à la Halle aux Grains en présence des auteurs sélectionnés qui s'entretiendront avec Matthieu Garrigou-Lagrange et Carole Zalberg.&nbsp;</p><p>Une première partie à 16h30 fera entendre François Muratet, lauréat du premier prix du Noir historique avec&nbsp;Tu dormiras quand tu seras mort&nbsp;(Joëlle Losfeld Éditions). Le prix Noir historique, organisé par les bibliothèques d'Agglopolys et&nbsp;Les Rendez-vous de l'histoire, récompense un roman francophone noir ou policier dans lequel les événements historiques jouent un rôle majeur.</p><p>En partenariat avec la Société des Gens de Lettres et l'Académie Goncourt.</p><p>et en deuxième partie : proclamation du Prix, suivie d'un temps de dédidaces qui clôturera cette journée</p><p>Un temps fort d’échange et de convivialité autour de la littérature, ouvert à tous !</p><p><strong>Les six romans en lice pour le prix Emmanuel-Roblès</strong>&nbsp;<strong>sont&nbsp;:</strong>&nbsp;</p><ul><li><em><a href="https://www.editions-iconoclaste.fr/livres/la-vrai-vie/" target="_blank">La vraie vie</a></em>, Adeline Dieudonné (L'Iconoclaste)&nbsp;</li><li><em><a href="https://www.editionsin8.com/catalogue/livre/901-le-gout-de-la-viande" target="_blank">Le goût de la viande</a></em>, Gildas Guyot (Editions in8)</li><li><em><a href="https://www.actes-sud.fr/catalogue/romans-policiers/ecorces-vives" target="_blank">Ecorces vives</a>,</em>&nbsp;&nbsp;Alexandre Lenot (Actes Sud)</li><li><em><a href="https://www.swediteur.com/titre.php?id=192" target="_blank">Diên Biên Phù</a></em>, Marc Alexandre Oho Bambe (Sabine Wespieser)</li><li><a href="https://www.editionsdusonneur.com/livre/une-immense-sensation-de-calme/" target="_blank"><em>Une immense sensation de calme</em></a>, Laurine Roux (Editions du Sonneur)</li><li><em><a href="https://calmann-levy.fr/livre/san-perdido-9782702163696" target="_blank">San Perdido</a></em>, David Zukerman (Calmann-Lévy)</li></ul><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/prix-robles.jpg?itok=fu_m2CF_"/> Thu, 13 Jun 2019 09:34:08 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/remise-du-prix-emmanuel-robles-du-premier-roman-2019 actualites Rencontre avec Jake Hinkson http://livre.ciclic.fr//actualites/rencontre-avec-jake-hinkson <p class="chapo">La librairie Chantelivre vous invite à une rencontre exceptionnelle avec&nbsp;Jake Hinkson&nbsp;qui présentera son livre <em>Au nom du Bien</em> paru aux éditions Gallmeister. La soirée sera animée par Julien Leclerc.</p><p>Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford n’en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary.</p><p>Alors le coup de fil qu’il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et – surtout – à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale.</p><p>Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges où piéger son entourage. Mais c’est tout le charme des petites villes : même si leurs habitants prennent des directions différentes, leurs chemins finissent toujours par se croiser… inéluctablement.</p><p>Avec sa vision au vitriol d’une Amérique rigoriste et hypocrite qui s’apprête à élire Donald Trump,&nbsp;<a href="https://www.gallmeister.fr/auteurs/fiche/58/jake-hinkson">Jake Hinkson</a>&nbsp;dépeint un monde où le bien et le mal sont interchangeables, tant que les apparences sont sauves.</p><p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/au_nom_du_bien.jpg" width="150" height="219" style="float: left; margin: 10px;" class=" image-gauche" /></p><p>&nbsp;</p><p><strong><em>Au nom du Bien</em>, Jake Hinkson</strong><br />Editions Gallmeister, 2019<br />ISBN :&nbsp;978-2-35178-215-6. - 320 p. - 22.60€</p><p>Renseignements sur la rencontre :&nbsp;</p><p>Librairie Chantelivre<br />15 Place du Martroi<br />45000 Orléans</p><p>Tél : 02 38 68 06 00</p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/hinkson_collage.jpg?itok=jDoj42aF"/> Wed, 12 Jun 2019 14:06:32 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/rencontre-avec-jake-hinkson actualites Rencontre avec Vanessa Bamberger http://livre.ciclic.fr//actualites/rencontre-avec-vanessa-bamberger <p class="chapo">La librairie Arcanes vous invite à venir rencontrer Vanessa Bamberger qui viendra présenter son livre <em>Alto Braco</em> paru aux éditions Liana Levi.&nbsp;</p><p>Alto braco, «haut lieu» en occitan, l’ancien nom du plateau de l’Aubrac. Un nom mystérieux et âpre, à l’image des paysages que Brune traverse en venant y enterrer Douce, sa grand-mère.</p><p>Du berceau familial, un petit village de l’Aveyron battu par les vents, elle ne reconnaît rien, ou a tout oublié. Après la mort de sa mère, elle a grandi à Paris, au-dessus du Catulle, le bistrot tenu par Douce et sa sœur Granita.</p><p>Dures à la tâche, aimantes, fantasques, les deux femmes lui ont transmis le sens de l’humour et l’art d’esquiver le passé. Mais à mesure que Brune découvre ce pays d’élevage, à la fois ancestral et ultra-moderne, la vérité des origines affleure, et avec elle un sentiment qui ressemble à l’envie d’appartenance.</p><p><strong>Vanessa Bamberger</strong>&nbsp;vit à Paris. Après&nbsp;<em>Principe de suspension</em>&nbsp;(2017), elle rend hommage à l’Aubrac envoûtant de ses aïeules et à l’univers des éleveurs avec&nbsp;<em>Alto braco</em>.</p><p>Elle signe ici un roman sensible sur le lien à la terre, la transmission et les secrets à l’œuvre dans nos vies.</p><p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/alto_braco.jpg" width="150" height="225" style="float: left; margin: 10px;" class=" image-gauche" /></p><p>&nbsp;</p><p><strong><em>Alto Braco</em>, Vanessa Bamberger</strong><br />Éditions Liana Levi, 2019<br />ISBN :&nbsp;979-10-349-0074-9. - 250 p. - 19€</p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/collage_bamberger.jpg?itok=93id5KCU"/> Wed, 12 Jun 2019 11:31:18 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/rencontre-avec-vanessa-bamberger actualites Trois prix pour les éditions HongFei ! http://livre.ciclic.fr//actualites/trois-prix-pour-les-editions-hongfei-cultures-0 <p class="chapo">Deux albums des éditions HongFei sont à l'honneur en ce mois de juin ! <em>CHUT !</em> de&nbsp;<span>Morgane de Cadier</span><span>&nbsp;</span><span>et</span><span>&nbsp;</span><span>Florian Pigé, lauréat&nbsp;</span>du Prix CP des incorruptibles et <em>Flamme</em> de Zhu Chengliang, qui remporte deux prix : le Prix Livrentête-Bibliothèque pour tous (<span>catégorie 5 ans et +)</span> et le Prix Nord-Isère, dans la catégorie CP/CE1. Trois prix décernés par 86 689 jeunes lecteurs !!!</p><blockquote>Ciclic Centre-Val de Loire soutient HongFei depuis plusieurs années grâce à son <a href="http://www.ciclic.fr/livre-lecture/dispositifs-d-aides/soutien-la-diffusion-du-livre" target="_blank">dispositif d'aide aux maisons d'édition</a> qui permet de les accompagner dans la globalité de leur projet d'entreprise.</blockquote><div class="n module-type-header diyfeLiveArea "><p class="accroche"><small>"Pour nous, un livre c'est d'abord le résultat d'une rencontre véritable entre un éditeur fort de sa cohérence et la force créatrice d'un auteur. Mais il ne saurait y avoir de livre sans lecteur. Aussi, lorsqu'un tel livre reçoit comme distinction, un prix impliquant directement le choix des jeunes lecteurs eux-mêmes, c'est que la possibilité de créer du sens ensemble est réalisée. <br />Le bonheur des auteurs n'en est que plus entier et nous nous en réjouissons."</small><em><small><br /></small></em><small>[Loïc Jacob &amp; Chun-Liang Yeh, éditeurs de HongFei]</small></p><p><strong><em><strong>►&nbsp;<a href="http://livre.ciclic.fr/chut" target="_blank"><em>CHUT</em>&nbsp;!</a></strong>,&nbsp;</em>de <strong>Morgane de Cadier</strong> et <strong>Florian Pigé</strong>, a reçu le Prix des Incorruptibles 2019 </strong>dans la catégorie CP après avoir été lu par... 72 727 enfants<strong>. </strong>L'album est paru&nbsp;aux éditions HongFei Cultures en mars 2017 (dès 4 ans - 15.50€)</p></div><div class="n module-type-text diyfeLiveArea "><p><strong><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/cache_48538040.jpg" width="150" height="208" style="float: left; border: 3px solid white;" class=" image-gauche" /></strong><em>Album pour grandir : se rapprocher, créer du lien, fraterniser… voici comment un petit grognon découvre que la vie&nbsp;peut être belle !&nbsp;</em><strong><br /></strong>"Pour Monsieur Franklin, la vie est insupportable. Il n’aime pas son voisin, ni ses fêtes trop bruyantes, ni cet oiseau qui roucoule sur son toit. Monsieur Franklin n’aime rien tant que le calme et le silence. Mais il a beau crier&nbsp;: «&nbsp;CHUT ! CHUT !&nbsp;», rien n’arrête jamais ces gêneurs. Pire, plus il crie plus l’oiseau roucoulant sur son toit grossit et pèse sur sa vie… et sur sa maison. Jusqu’à cette nuit où «&nbsp;Crac&nbsp;!&nbsp;», celle-ci s’écroule&nbsp;! N’écoutant que son cœur, le voisin de Monsieur Franklin lui vient en aide… "<br /><strong>Le mot de l'éditeur :&nbsp;</strong>La simplicité du récit et la délicatesse de l’image, la drôlerie du petit héros contrarié devenu un ami heureux au fil de son&nbsp;apprentissage d’une relation apaisée au monde.</p><p><strong><em>►&nbsp;<a href="http://livre.ciclic.fr/flamme" target="_blank">Flamme</a></em>, de Chengliang Zhu, a reçu le Prix Livrentête 2019</strong>, catégorie 5 ans et + après avoir été lu par... 8 530 enfants et a également été <strong>récompensé par le Prix Nord-Isère</strong>, dans la catégorie CP/CE1, après avoir été lu par... 5 432 jeunes lecteurs. L'album est paru aux éditions HongFei Cultures en septembre 2017 (dès 5 ans - 14,90€)</p><p><strong><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/cache_48349602.jpg" width="150" height="179" style="float: right; border: 3px solid white;" class=" image-droite" /></strong><em>Quand l’amour et le courage de Flamme pour sauver son petit l’emportent sur la force brutale…</em><strong><br /></strong>"Dans la forêt,&nbsp;Flamme et ses deux renardeaux fuient devant les chasseurs. Alors que&nbsp;le plus jeune des petits tombe dans un piège, Flamme&nbsp;met tout en œuvre pour le sauver. Poursuivie par les chiens, la voilà bientôt acculée sur un viaduc. Un train approche... Flamme en réchappera-t-elle et réussira-t-elle à libérer son petit prisonnier à la ferme ?"<br /><strong>Le mot de l'éditeur :&nbsp;</strong>Tout le talent du peintre Zhu Chengliang au service d’une histoire pleine de suspense et d'émotion : entre courses-poursuites haletantes, perspectives dynamiques et effets saisissants de vitesse et d'accélération, le coeur&nbsp;du jeune lecteur est tout entier tendu vers les espoirs de Flamme.&nbsp;<br />Avec&nbsp;<em>Flamme</em>, HongFei poursuit son travail de publication en France de l’œuvre de livres pour enfants de ce grand illustrateur chinois qu'est ZHU Chengliang.</p></div><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/prix_hongfei_1.jpg?itok=AWNkKeRy"/> Tue, 11 Jun 2019 15:33:19 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/trois-prix-pour-les-editions-hongfei-cultures-0 actualites "SITUER" : le Chinonais par Benoît Vincent http://livre.ciclic.fr//labo-de-creation/le-labo-de-creation/benoit-vincent-situer/situer-le-chinonais-par-benoit-vincent <p class="Textbody chapo">Benoît Vincent, au sein du Labo de Ciclic, développe le projet "SITUER", une mise en fiction de six régions naturelles du Centre-Val de Loire : la Beauce, le Berry, la Brenne, le Perche, le Chinonais et la Touraine. L'écrivain et naturaliste propose une cartographie littéraire, une tentative de traduction esthétique de ces territoires naturels emblématiques, une invitation à parcourir, penser et lire nos paysages d'un regard neuf. Il nous livre ici un extrait de son travail en cours...</p><h1 class="Textbody accroche">De deux choses l'une&nbsp; [Chinon / Tours – Loches]</h1><h2>&nbsp;</h2><p class="Textbody" style="text-align: right;" align="right"><small>De là partans arrivèrent au port du molin, &amp; trouvèrent tout le <br />gué couvert de corps mors, en telle foulle qu’ilz avoient <br />enguorgé le cours du molin. <br />[François Rabelais]</small></p><p class="western">Le marais de Taligny est un vaste marais qu’on décrit parfois comme le plus grand de Touraine, mais assurément le plus grand du Chinonais, loin s’en faut. Il est un espace de profusion du cours d’eau local, le Négron.</p><p class="western">Le marais est une prolifération du cours d’eau, il est cours d’eau en forme non de lame (comme on parle de la lame d’eau) mais de nappe. La nappe s’écoule non d’amont en aval mais latéralement, et d’ailleurs elle ne s’écoule guère. Elle reste, et elle élabore patiemment cet ensemble féerique et diabolique à la fois (je le sais moi qui ai traversé les marais, habité les marais, arpenté les marais, essoré les marais).</p><p class="western">C’est une structure particulière, qui m’a valu bien des tentatives de compte-rendu, tantôt poétiques, tantôt journalistiques, tantôt narratives, et la plupart du temps ce furent des échecs. Il est impossible de rendre le marais… ses couleurs, son tremblement, ses frimas.</p><p class="western">Le froid du marais, le silence du marais, le vide du marais, quand, plutôt qu’une sorte de filet il ressemble à une bonde. Une bonde pour l’âme.</p><p class="western">Je crois que l’homme, effrayé par l’aliéneté du marais, effrayé par le marais, secrètement travaille à son éradication. Dans bien des régions il y est parvenu. On ne compte plus le nombre de marais fossilisés, ou au contraire envahis d’arbustes, mutilés par les griffes de certaines pratiques agricole<span style="background: transparent;">s,</span><span style="background: transparent;"> du drainage, de la plantation, du pâturage de ces </span><span style="background: transparent;">machines</span><span style="background: transparent;"> vivantes trop lourdes pour lui.</span></p><p class="western">Qu’est-ce qu’un marais&nbsp;? Une chose&nbsp;? Un être&nbsp;? Un éon&nbsp;? Une entité abstraite&nbsp;? Un complexe, un collectif&nbsp;? Ou bien un simple mot, abandonné à lui-même au coin d’un livre, dans la marge d’un roman, une anecdote dans une chronique&nbsp;?</p><p class="western">&nbsp;</p><h2 class="western" style="text-align: center;" align="center"><strong>*</strong></h2><p class="western" align="center">&nbsp;<em>«&nbsp;Une ville nouvelle&nbsp;?&nbsp;»</em></p><p class="western"><em>Une ville nouvelle, et une ville complète. Levée, comme une carte, du vide, de nulle part. Une ville céans, avec ses maisons et ses routes, ses édifices et ses monuments, ainsi que sa voirie, qui la relie au réel (les autres villes, les autres nulle part). Une ville avec ses habitants, qui empruntent, comme par miracle, à peine sont-ils construits, les voies et les escaliers, les portes et les ponts. Ils allaient faire une ville nouvelle&nbsp;!</em></p><p class="western"><em>C’est en tout cas se que m’annonça le comte mon oncle alors que nous faisions le tour de son domaine. Nous passions à proximité du marais de Taligny et lors que nous nous approchâmes du gué qui aujourd’hui n’est plus, et que le sieur Rabelais se plût à nommer de Vède, plutôt que du Négron. Le comte reprit&nbsp;: «&nbsp;Voyez-vous, j’aime à considérer que derrière chaque chose se dissimule plus d’une réalité. J’aime à considérer les choses duelles, et non figées dans la gangue de leur identité unique.</em></p><p class="western">– <em>Les évènements semblent vous donner raison.</em></p><p class="western">– <em>Ils me donneront raison s’ils viennent à leur terme&nbsp;; d’ici là je crains de trépasser avant de pouvoir contempler leur œuvre.&nbsp;»</em>&nbsp;</p><h2 class="western" style="text-align: center;" align="center">*</h2><p class="western" align="center">&nbsp;Dans le courant des années soixante-dix du vingtième siècle, on décide d’isoler le bief qui alimente le moulin qu’on trouve à l’amont du marais, à l’ouest, de son chenal principal, le Négron, et on l’envoie baigner le lavoir médiéval à l’opposé&nbsp;; ce n’est qu’en aval que les deux tresses se rejoignent à nouveau en un seul courant. Mais lorsque le bief se sépare du cours d’eau, il le traverse via un étonnant pont-canal de béton, à présent plein de vase et limon et recouvert de mousses, de lichen, de petites annuelles.</p><p class="western">On ne connaît pas la raison de cette séparation des eaux. Mais j’aime savoir que quelqu’un, quelque retraité du syndicat des eaux ou du département (l’Indre-et-Loire affiche maintenant sur ses documents officiels ce logo avec ces mots&nbsp;: <span style="font-variant: small-caps;">Touraine, le département </span><span style="font-variant: normal;">– </span><span style="font-variant: normal;">ce qui est non seulement absurde, mais probablement anticonstitutionnel</span>) détient ce savoir, conserve comme un trésor la raison qui a conduit à faire d’une rivière un huit, un tore, un objet d’Eischer ou de Möbius.</p><p class="western">Ce que vous voyez n’est pas ce que vous voyez.</p><p class="western">Vous voyez le Négron, mais vous voyez la Vède.</p><p class="western">Vous voyez l’Indre-et-Loire, mais vous voyez la Touraine.</p><p class="western">Cet employé aux écritures, cet homme (ou cette femme) dans son bureau, à l’antenne du département (mais l’antenne du département d’Indre-et-Loire existait-elle dans les années 70&nbsp;?) ou peut-être plutôt en sous-préfecture – on est toujours dans la déclinaison, dans le duel<a name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym" class="sdfootnoteanc"></a><sup>1</sup> – peut-être a-t-il signé le document qui autorise la création du pont-canal, qui sépare et isole la rivière d’elle-même… ou bien quelque ingénieur de mèche avec quelque élu et quelque attaché de cabinet ont-ils ourdi un dossier en bonne et due forme, de création du pont-canal, avec exécution par les services techniques de la ville auxquels on a concédé (et adjoint) le matériel de location nécessaire pour la bonne réalisation de l’ouvrage (je pense ici aux coffrages et aux fers à béton, peut-être même quelque outil moins noble ou onéreux mais nécessaire, et cela permet de rajeunir l’outillage parfois ancien de la mairie, c’est l’occasion, savez-vous par exemple que nous disposons de toute une série de gouges, de marteaux-taillants, de hies, de tous types et toutes tailles, dont plus personne ne sait précisément la fonction aujourd’hui&nbsp;?)&nbsp;</p><h2 class="western" style="text-align: center;" align="center"><strong>*</strong></h2><p class="western">&nbsp;<em>«&nbsp;Entre-temps le pont, ici s’est une nouvelle fois éboulé, emporté par la crue. On songe à bâtir un autre passage, moins dangereux, à détourner la route...&nbsp;»</em>&nbsp;</p><h2 class="western" style="text-align: center;" align="center">*</h2><p class="western">&nbsp;Moi je suis venu deux fois dans le coin. La première fois j’ai eu l’occasion de visiter certaines caves souterraines, creusées dans le tuffeau&nbsp;; la deuxième fois, j’ai eu l’occasion de visiter le marais ainsi que les ouvrages qui le bornent. Ces deux espaces, de quelque manière, sont apposés, les deux versions peut-être d’une même réalité. L’envers et le revers du même décor.&nbsp;</p><h2 class="western" style="text-align: center;" align="center">*</h2><p class="western">&nbsp;Je déambule sans but dans le paysage et je parviens à Ligré où tout à coup l’horizon se transforme. Ce n’est plus le bocage exubérant du Véron que je vois, mais des vignes, un arlequin de vignes, puis, à ma grande surprise, des alignements de chênes, pour les truffes, des truffières, ici&nbsp;! Quelle n’est pas ma surprise lorsque je constate de mes yeux que les chênes sont à la fois des chênes pédonculés et des chênes verts, des yeuses&nbsp;! Des yeuses, ici&nbsp;!</p><p class="western">Mes yeuses&nbsp;!</p><p class="western">Avec la pierre et la vigne, les yeuses formaient bel et bien un paysage, et c’est ce paysage que je tâchais d’élucider (si on élucide un paysage), mais je ne parvenais justement pas à le pénétrer car je le connaissais trop. Il était comme un reflet dans un miroir. Qui peut atteindre son reflet dans le miroir&nbsp;?</p><p class="western">Et pourtant il fallait revenir, y revenir, sillonner, et arpenter.</p><p class="western">Aussi allais-je me perdre le long de la Vienne. Après tout c’était un tout autre bassin versant, aussi. Je grimpai au panorama de Candes-Saint-Martin pour me persuader qu’il n’y avait pas de venteuse montagne au loin, et si moutonnait une esquisse de mer, qu’au moins celle-ci soit froide et tempétueuse et indomptable infini. Quelques coquilles de l’ouest me distrayèrent. Ne manquait que la centrale nucléaire pour compléter la carte postale provençale.&nbsp;</p><h2 class="western" style="text-align: center;" align="center">*</h2><p class="western" style="font-style: normal;" align="center">&nbsp;«&nbsp;On prête beaucoup de qualités aux écrivains, sans doute trop, mais on ne peut leur reprocher, leur manque de tact au regard des réalités du monde. Et cette franchise, quand bien même elle prendrait le tour de la fantaisie la plus fugace, de l’audace irréfléchie qui cède volontiers (et non sans malice) à la passion, détermine par la lecture que nous en faisons notre propre découverte du monde. Je pense à ceci&nbsp;: si deux géants venaient à peupler les collines qui s’épandent sous mes yeux, je ne leur donnerais crédit que dans la mesure où les aventures dont ils seraient les protagonistes ne cachaient, en quelque façon, une certaine rigueur topographique, ou bien une instruction de morale ou de politique, ou encore une leçon de vie, une manière de règle de discours que nous procure leur exemple ou leur société.</p><p class="western">En quoi tout roman est double&nbsp;; non seulement le lecteur écrit le livre que l’auteur lui a lu une première fois, mais dans ce geste c’est aussi un <em>paysage</em> qui est chaque fois échafaudé et renouvelé, à la manière d’un décor de théâtre itinérant.</p><p class="western">On argue parfois que le principal tort que portent la littérature et les livres, et en particulier les romans, est d’entretenir une certaine duplicité dans la confrontation du monde. Pour ma part, je gage que cette fréquentation ne développe au contraire un certaine aisance à appréhender l’équivoque qui ne laisse pas de surprendre et susciter le goût de poursuivre la route.</p><p class="western">Je me souviendrai toujours de ce que notre professeur d’histoire médiévale, à Tours, nous disait de Jeanne d’Arc&nbsp;: qu’elle n’était jamais qui on croyait, car on préférait surtout qu’elle soit ce qu’on voulait. Et il citait ce passage qu’il nous avait fortement incité à apprendre par cœur&nbsp;: "Le vingt-quatrième jour du mois de février 1449, la Pucelle Jehanne qui avait été en France, revint dans notre région, en plusieurs endroits on la vit, et reconnut. Elle se faisait appeler Claude. Elle fut trahie par plusieurs traits de la Pucelle Jehanne de France qui amena Charles à Reims. Or lorsque Charles lui demanda quel secret ils partageaient, la chronicque devint obscure&nbsp;: pour les uns elle ne le sut pas&nbsp;; pour les autres elle ne voulut pas qu’ils le sussent.&nbsp;</p><h2 class="western" style="text-align: center;" align="center">*</h2><p class="western">&nbsp;Je sais bien que tout cela va trop vite, que tout cela est expédié. Les visites, les rencontres. Mêmes les arrêts aux ronds-points, les stations dans la nature, les hésitations à la lisière du bois, au perron devant le coton de neige qui s’amoncelle ou dans l’habitacle face au rideau de pluie battante. Je le sais dans mon corps, dans mes mains, dans mes yeux, je le lis aussi dans la pierre de Chinon, dans les rues de Chinon, que je traverse, fantôme.</p><p class="western">Je le trouve encore dans les romans que je lis, dans les lettres que je compulse avidement.&nbsp;</p><h2 class="western" style="text-align: center;" align="center">*</h2><p class="western">&nbsp;<em>«&nbsp;[…] et je raccompagnais le comte jusqu’au seuil de son manoir. Déjà le froid exhalé des profondeurs de la terre venait ternir les derniers jours de l’année. Entre chien et loup, les formes et les couleurs se mêlaient en des figures grotesques et gigantesques qui impressionnaient jusqu’au plus farouche des mousquetaires. Derrière le mur blanc, qui seul se détachait du fond obscur et brouillé, le comte disparut&nbsp;; j’entendis encore la porte cochère se refermer et peut-être ai-je aperçu une lueur venue de l’intérieur qui devait être douillet, déchirer les ténèbres, et porter son fumet de soupe sur le silence du sauvage alentours.&nbsp;»</em></p><p></p><div><hr align="left" size="1" width="33%" /><div><p class="Textbody"><a href="file:///R:/SAUVEGARDE/Le%20Labo/B.%20Vincent/Situer/Textes/05_De%20deux%20choses%20l'une%20%20%5b37.02%20CHINONAIS%20Chinon%5d%20-%20Texte%20seul.odt#_ftnref1" title=""><small>[1]</small></a> <small>D’ailleurs pourra-t-on parler de Loches&nbsp;?</small></p></div></div><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/chinonais_ok1.jpg?itok=ccJFoMDF"/> Fri, 07 Jun 2019 14:52:41 +0200 http://livre.ciclic.fr/labo-de-creation/le-labo-de-creation/benoit-vincent-situer/situer-le-chinonais-par-benoit-vincent actualites Rencontre avec Jean-Christophe Rufin http://livre.ciclic.fr//actualites/rencontre-avec-jean-christophe-rufin-1 <p class="chapo">La librairie Arcanes vous invite à venir rencontrer Jean-Christophe Rufin qui viendra parler de son dernier ouvrage <em>Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla</em> paru aux éditions Gallimard en mars dernier.</p><p>«Sept fois ils se sont dit oui. Dans des consulats obscurs, des mairies de quartier, des grandes cathédrales ou des chapelles du bout du monde. Tantôt pieds nus, tantôt en grand équipage. Il leur est même arrivé d’oublier les alliances. Sept fois, ils se sont engagés. Et six fois, l’éloignement, la séparation, le divorce… Edgar et Ludmilla... Le mariage sans fin d’un aventurier charmeur, un brin escroc, et d’une exilée un peu "perchée", devenue une sublime cantatrice acclamée sur toutes les scènes d’opéra du monde.</p><p>Pour eux, c’était en somme&nbsp;:&nbsp;"ni avec toi, ni sans toi". À cause de cette impossibilité, ils ont inventé une autre manière de s’aimer. Pour tenter de percer leur mystère, je les ai suivis partout, de Russie jusqu’en Amérique, du Maroc à l’Afrique du Sud. J’ai consulté les archives et reconstitué les étapes de leur vie pendant un demi-siècle palpitant, de l’après-guerre jusqu’aux années 2000. Surtout, je suis le seul à avoir recueilli leurs confidences, au point de savoir à peu près tout sur eux. Parfois, je me demande même s’ils existeraient sans moi.» Jean-Christophe Rufin.</p><p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/rufin.jpg" width="150" height="220" style="float: left; margin: 10px;" class=" image-gauche" /></p><p>&nbsp;</p><p><strong><em>Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla</em>, Jean-Christophe Rufin</strong><br />Éditions Gallimard, 2019<br />ISBN :&nbsp;978-2-07-274313-9. - 384 p. - 22€</p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/rencontre_rufin.jpg?itok=rVf1Wg8u"/> Fri, 07 Jun 2019 11:33:29 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/rencontre-avec-jean-christophe-rufin-1 actualites Rencontre avec Martin de la Soudière http://livre.ciclic.fr//actualites/rencontre-avec-martin-de-la-soudiere <p class="chapo">La librairie Le Livre vous invite à une rencontre avec&nbsp;Martin de la Soudière&nbsp;à l’occasion de la parution de&nbsp;<em>Arpenter le paysage,</em><em>&nbsp;</em><em>Poètes, géographes et montagnards</em>&nbsp;paru aux Éditions Anamosa.</p><p class="accroche">«&nbsp; Le seul véritable voyage, le seul bain de jouvence,&nbsp;&nbsp;ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux. De voir l’univers avec les yeux d’un autre, de cents autres, de voir les cents univers que chacun d’entre eux voit, que chacun d’entre eux est&nbsp;»&nbsp;&nbsp;<strong style="font-size: 18.85px; text-align: justify;">Marcel Proust, A la recherche du temps perdu</strong></p><p>Concrètement, physiquement, comment entre-t-on en paysage&nbsp;?</p><p>Car même si nous pouvons le concevoir et le percevoir comme et dans sa globalité, le paysage n’est pas d’emblée un «&nbsp;donné&nbsp;».&nbsp;&nbsp;C’est une construction&nbsp;: il s’avère recomposé tout à la fois par les images que nous nous en faisons et dont nous héritons, par notre usage tout personnel des lieux&nbsp;; enfin, par les intentions qui sont les nôtres quand nous partons à sa rencontre. De même que l’enseignait l’ethnologue Marcel Mauss par cette heureuse formule&nbsp;: «&nbsp;l’individu ne va pas à la chasse, mais à la chasse au lièvre&nbsp;», de même, personne n’a jamais marché sur le paysage&nbsp; mais sur tel chemin, sur cette pente-ci ou sur ce sommet là, sur des lieux nommés et clairement désignés.&nbsp;»</p><p>On entre sans doute en paysage avec le pied et avec la main (on empoigne la matière de la roche pour grimper aux sommets). Mais l’écriture du paysage, en plein vent et en cabinet, est aussi une affaire de rituels. Jean-Loup Trassard arpentant son bocage, Julien Gracq au volant de sa 2CV sur les rives de la Loire, André Dhôtel se perdant dans la forêt des Ardennes, Philippe Jaccottet, Pierre Sansot, Jean Giono et Gilles Lapouge&nbsp;&nbsp;puis Fernando Pessoa le promeneur immobile de Lisbonne&nbsp;: l’auteur scrute les gestes de ces poètes, qui, tandis que leurs confrères grands-voyageurs pèlerins voyages pour écrire, écrivent pour voyager. À travers eux l’auteur revendique une intimité du paysage féconde pour la réflexion et pour l’imaginaire.</p><p><em>«&nbsp;De l’alpiniste au poète (mais on peut être à la fois l’un et l’autre) en passant par le paysagiste, à travers les pratiques des uns, des autres, et leurs trop rares témoignages, je tentais de déceler la relation très concrète en même temps qu’intime que chacun de ces praticiens ou de ces auteurs entretient avec cet «&nbsp;objet&nbsp;», le paysage.&nbsp;»</em></p><p><em><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/arpenter.jpg" width="150" height="250" style="float: left; margin: 10px;" class=" image-gauche" /></em></p><p>&nbsp;</p><p><strong><em>Arpenter le paysage - Poètes, géographes et montagnards, </em>Martin de la Soudière</strong><br />Éditions Anamosa, 2019<br />ISBN :&nbsp;979-10-95772-67-5. - 384p. - 24€</p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/arpenter.jpg?itok=ORI4J7Re"/> Fri, 07 Jun 2019 10:47:53 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/rencontre-avec-martin-de-la-soudiere actualites Rencontre avec Valérie Zenatti http://livre.ciclic.fr//actualites/rencontre-avec-valerie-zenatti <p class="chapo">La librairie Les Temps Modernes accueille Valérie Zenatti et son beau livre hommage à Aharon Appelfeld, <em>Dans le faisceau des vivants</em>, paru aux éditions de l'Olivier pour une rencontre organisée en partenariat avec le Cercil.</p><p><em>Leur relation n'était pas seulement celle d'un romancier et de sa traductrice, c'était aussi celle de deux amis qui se parlaient sans cesse. De quoi parlaient-ils ? D'écriture, de langues, d'amour, d'animalité, d'enfance. De la terreur d'être traqué. Ils partageaient également quelques silences. Lorsqu'il disparaît en janvier 2018, la jeune femme ne peut se résoudre à perdre cette voix dont l'écho résonne si puissamment en elle. Après un temps de sidération, elle cherche à la retrouver, par tous les moyens. Sa quête la conduira jusqu'en Ukraine, à Czernowitz, la ville natale de l'écrivain. Il pourra alors prendre sa place, dans le faisceau des vivants.</em></p><p><strong>Aharon Appelfeld&nbsp;</strong>était l’un des grands écrivains de notre temps.&nbsp;Valérie Zenatti a traduit la plupart de ses livres, d’&nbsp;<em>Histoire d’une vie</em>&nbsp;(prix Médicis étranger 2004) jusqu’à&nbsp;<em>Des jours d’une stupéfiante clarté</em>, son dernier roman paru en France.<br />Scénariste et écrivain, elle est l’auteure de livres destinés à la jeunesse (<em>Une bouteille dans la mer de Gaza</em>) et de plusieurs romans dont&nbsp;<em>Jacob, Jacob</em>&nbsp;(L’Olivier, 2014), couronné par le prix du Livre Inter et traduit dans quinze langues.</p><p class="titre"><em>Dans le faisceau des vivants</em> est lauréat du Prix Essai France Télévisions 2019</p><p class="titre"><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/faisceau.jpg" width="150" height="216" style="float: left; margin: 10px;" class=" image-gauche" /></p><p class="titre">&nbsp;</p><p class="titre"><strong><em>Dans le faisceau des vivants</em>, Valérie Zenatti</strong><br />Éditions de l'Olivier, 2019<br />ISBN :&nbsp;9782823608977. - 160 p. - 16.50€</p><p>&nbsp;</p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/valerie_zenatti.jpg?itok=7SSz_Na3"/> Fri, 07 Jun 2019 10:19:15 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/rencontre-avec-valerie-zenatti actualites Rencontre avec François Guéroult http://livre.ciclic.fr//actualites/rencontre-avec-francois-gueroult <p class="chapo">La Librairie Nouvelle vous invite à venir rencontrer François Guéroult, auteur de <em>Sida, la peine et le sursis</em> paru chez les éditions Infimes.</p><p>Orléans, décembre 2008 : pour la première fois en France, une Cour d’assises juge une affaire de contamination par le sida. Une femme, accusée d’avoir transmis le virus à son mari, est condamnée à une peine de 5 ans de prison avec sursis. Mais peut-on, doit-on juger le sida ? Dans un couple, qui doit l’emporter : la responsabilité individuelle ou la coresponsabilité ? Avec quelles conséquences en matière de politique de prévention ? Un questionnement au cœur de ce roman, véritable immersion dans ce procès historique, et témoignage poignant sur les années sida.</p><p><strong><em><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/sida.jpg" width="100" height="327" style="float: left; margin: 10px;" class=" image-gauche" /></em></strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong><em>Sida, la peine et le sursis</em> - François Guéroult</strong><br />Orléans : Editions Infimes, 2019<br />ISBN :&nbsp;9791092109252. - 13€</p><p><br /><br /></p><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/rencontre_f._gueroult.jpg?itok=uDkxyzU8"/> Thu, 06 Jun 2019 12:21:00 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/rencontre-avec-francois-gueroult actualites Festival L'été des livres http://livre.ciclic.fr//actualites/festival-l-ete-des-livres <p class="chapo">L'association <em>Traces du temps</em> qui passe organise un festival qui fait le lien entre amateurs et professionnels du monde du livre, parsemé de restitutions des productions écrites des participants aux ateliers d’écriture et de jeux littéraires tels que des lectures, des pièces de théâtre, des chansons, etc. Et tout cela animé, pratiqué et partagé par des acteurs culturels locaux.</p><p><strong>Les buts de ce festival sont multiples :</strong></p><ul><li>Faire évoluer l’image du livre auprès des plus ou moins jeunes en créant une fête qui rappelle que lire est avant tout un plaisir ;&nbsp;</li><li>Faciliter l’accès aux pratiques et découvertes littéraires ;&nbsp;</li><li>Mobiliser l’ensemble des acteurs du livre pour « créer des lecteurs » en mettant en valeur les actions de promotion de la littérature sous des formes variées et en favorisant l’échange interdisciplinaires (lecture, performance, jeu…) ;&nbsp;</li><li>Susciter des moments conviviaux pour que les organisateurs, professionnels du monde du livre ou amateurs, se rencontrent autour d’un projet commun.</li></ul><h3>Les auteurs invités</h3><p><strong>Emmanuel Bourdier</strong> sera le parrain de cette édition. Auteur Orléanais peu commun, il est enseignant en primaire, et animateur à radio Arc-en-ciel de l’émission ON ZE ROCKS. Cet auteur bien connu des rayons de littérature jeunesse a écrit pas moins de vingt-six livres publiés depuis une quinzaine d’années, parus entre autre aux éditions Nathan, Gallimard, Flammarion, Albin Michel, Thierry Magnier, La joie de Lire ou Utopique. <br />Il a déjà été récompensé par dix-huit prix et l’un de ses derniers livres <em>Mercredi c’est papi !</em> vient d’obtenir la mention spéciale prix Gulli du roman 2018.&nbsp;</p><p><strong>Seront présents, entre autres :</strong></p><ul><li>Franck Ferric&nbsp;</li><li><a href="http://livre.ciclic.fr/contact/henninger-bernard" target="_blank">Bernard Henninger&nbsp;</a></li><li><a href="http://livre.ciclic.fr/contact/tallon-jean-louis" target="_blank">Jean-Louis Tallon&nbsp;</a></li><li><a href="http://livre.ciclic.fr/contact/prieur-aude" target="_blank">Aude Prieur</a>&nbsp;</li><li><a href="http://livre.ciclic.fr/contact/gueroult-francois" target="_blank">François Gueroult&nbsp;</a></li><li>Emilie Riger-Collins&nbsp;</li><li>Les bâtisseurs de rêves&nbsp;</li><li><a href="http://livre.ciclic.fr/contact/devinant-romero-michelle" target="_blank">Michelle Devinant</a></li></ul><p>Des maisons d’édition (<a href="http://livre.ciclic.fr/structure/editions-infimes" target="_blank">Infimes</a>, <a href="http://livre.ciclic.fr/structure/editions-de-l-ecluse" target="_blank">L'écluse</a>..), des librairies, des regroupements de passionnés, etc sont également présents sur place.</p><h3>Programme</h3><p>Un espace est réservé à la lecture et un autre dédié à l’écriture avec une exposition des œuvres produites par les participants des ateliers à l’année de l’association <em>Traces du temps qui passe</em>.</p><p>Tout au long de la journée, l’exposition « Femmes d’exception » écrite par Aude Prieur et réalisée par la mairie d’Ormes est présentée dans le festival.&nbsp;</p><ul><li><strong>10h00</strong>&nbsp;<strong>:</strong> Ouverture du festival</li><li><strong>11h30 :</strong> Inauguration du festival par le parrain en présence des élus&nbsp;</li><li><strong>13h00 :</strong> Atelier « Fabrique ton livre » (Écrin des écrits)&nbsp;</li><li><strong>15h30 :</strong> Débat autour de « L’écriture de nos jours ? » avec Emmanuel Bourdier, les partenaires et les auteur(e)s invité(e)s&nbsp;</li><li><strong>17h00 :</strong> Pièce de théâtre d’improvisation (Fabrika pulsion)&nbsp;</li><li><strong>18h00 :</strong> A la découverte de nos auteurs locaux (Serres Chaudes et les amis de Maurice)&nbsp;</li><li><strong>20h00 :</strong> Concert d’Angéline Carrion (chanson française)&nbsp;</li><li><strong>22h30 :</strong> Clôture du festival</li></ul><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/lete_des_livres.jpg?itok=gx5gyckX"/> Thu, 06 Jun 2019 10:57:14 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/festival-l-ete-des-livres actualites Chef du service de la médiathèque et responsable du centre culturel Jean Moulin (H/F) - St Laurent Nouan (41) http://livre.ciclic.fr//actualites/chef-du-service-de-la-mediatheque-et-responsable-du-centre-culturel-jean-moulin-hf-st-laurent-nouan-41 <p class="chapo">La ville de Saint Laurent Nouan (41) recherche :&nbsp;</p><blockquote><p>Un(e) Chef(fe) du service de la médiathèque et responsable du centre culturel Jean Moulin</p></blockquote><h3 class="details-offre-label-2">Missions</h3><div class="details-offre-label-2"><strong>Description générale du poste</strong>&nbsp;</div><div class="details-offre-valeur-2">Rattaché directement au Directeur des Services à la Population, il définit les rôles et contributions de la médiathèque en faveur des enjeux sociaux, économiques et culturels de la collectivité, conduit le projet d'établissement, optimise et contrôle les ressources. Il est par ailleurs responsable de l'Espace Culturel Jean Moulin. Il est le supérieur hiérarchique des agents qui travaillent à la médiathèque.</div><p><span style="text-decoration: underline;"><strong>&gt; CHEF DU SERVICE DE LA MEDIATHEQUE</strong></span></p><div class="details-offre-valeur-2"><ul><li>Assurer la mise en oeuvre opérationnelle des orientations stratégiques de la collectivité en matière de culture, de lecture publique et d'éducation par le jeu :<br />- rédiger le projet d'établissement, impulser et coordonner la définition et la mise en oeuvre de la politique documentaire de l'établissement, <br />- organiser les espaces et l'accès des services au public, <br />- assurer la conservation de la documentation, <br />- assurer la veille scientifique et technique de l'évolution des sciences de l'information des bibliothèques, <br />- organiser la programmation de manifestations, <br />- piloter des projets, <br />- animer des ateliers avec les enfants, <br />- organiser le fonctionnement du service, <br />- assurer le suivi administratif et financier du service, <br />- assurer le suivi et l'amélioration du fonctionnement du service.</li><li>Encadrer les agents de la médiathèque : <br />- Participer au recrutement des agents, <br />- diffuser les informations pouvant les concerner, <br />- piloter l'activité des agents et de l'équipe, <br />- accompagner les agents dans leurs missions quotidiennes et la résolution de leurs difficultés, <br />- évaluer l'action des agents vacataires et titulaires, <br />- effectuer le suivi des heures des agents et certaines demandes de remplacement, <br />- gérer la formation des agents vacataires et titulaires.&nbsp;</li><li>Assurer le lien avec les usagers : <br />- organiser la transmission d'information d'ordre général, <br />- organiser le recueil des besoins et des demandes des usagers, <br />- garantir l'application des règles de fonctionnement des services, <br />- gérer les relations avec les usagers en cas de problèmes, <br />- informer les usagers sur le fonctionnement du service.</li><li>Assurer le lien avec les partenaires internes (autres services communaux) et externes (Ministère de la Culture, Conseil Régional, Conseil Départemental, Communauté de communes du Grand-Chambord, associations, écoles ...) : Participer et/ou organiser et/ou animer des réunions pour assurer le suivi des demandes des services communaux et des écoles.</li><li>Participer à la conception et à la mise en oeuvre du projet culturel communal.</li><li>Autres activités : Apporte son soutien technique aux élus pour leurs prises de décision et participe à la stratégie globale de mise en oeuvre des projets de la ville. Participe à la mise en oeuvre de la démarche qualité.</li></ul></div><div class="details-offre-valeur-2"><span style="text-decoration: underline;"><strong>&gt; RESPONSABLE DU CENTRE CULTUREL JEAN MOULIN</strong></span></div><div class="details-offre-valeur-2"><ul><li>Planification des ressources de l'équipement : recenser les besoins des usagers et des organisateurs, promouvoir, conduire et accompagner l'organisation de manifestations culturelles.</li><li>Vérification des conditions réglementaires d'utilisation de l'équipement : Elaborer le règlement de l'équipement, faire respecter les conventions de mise à disposition, veiller au maintien de l'exploitation de l'équipement, tenir à jour les documents imposés par la réglementation.</li><li>Contrôle de l'entretien, de la maintenance et de la rénovation de l'équipement : <br />- Suivre et contrôler l'exécution et/ou la délégation des travaux de l'équipement, <br />- organiser et contrôler la maintenance, l'hygiène et la sécurité de l'équipement, <br />- proposer des plans de réhabilitation, de rénovation et de remplacement de l'équipement et du matériel.</li></ul></div><img src="http://livre.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/logo_st_laurent_nouan.jpg?itok=wslyzU7l"/> Thu, 06 Jun 2019 10:27:40 +0200 http://livre.ciclic.fr/actualites/chef-du-service-de-la-mediatheque-et-responsable-du-centre-culturel-jean-moulin-hf-st-laurent-nouan-41 actualites