Publié le 16/06/2016

Baromètre des prêts et des acquisitions 2015 en bibliothèque

Quels sont les livres les plus achetés par les bibliothèques de lecture publique ? Les livres les plus empruntés ? Peut-on comparer les prêts en bibliothèque et les ventes en librairie ?

Ce baromètre, mené pour la seconde fois par le Ministère de la Culture et de la Communication en partenariat avec Livres Hebdo, concerne 142 bibliothèques de tailles et de profils différents. Il témoigne de la très grande dispersion des emprunts, les 100 œuvres les plus empruntées ne représentant que 2% du total des prêts. 

Un nombre de prêts considérable
7,4 millions de prêts enregistrés portent sur 460 505 ISBN différents, ce qui est tout à fait considérable. L’analyse des données 2015 témoigne, comme l’an dernier, de la très grande dispersion des emprunts en bibliothèque, qu’il faut mettre en lien tant avec la diversité des fonds des bibliothèques publiques qu’avec les contraintes ou « frictions » propres à l’activité du prêt, telles que le nombre d’exemplaires acquis par la bibliothèque pour un même titre, la durée du prêt (environ 3 semaines), etc.En tête les livres jeunesse (39%) et les BD (26%), suivis de la fiction adulte (24%) et des documentaires (11%). Les bibliothèques ont par ailleurs fait l’acquisition de 328 500 ouvrages, dont 37% d’ouvrages jeunesse.
 

Rappel des chiffres du baromètre 2014 

Se basant sur 5 millions de prêts et 230 000 acquisitions, le baromètre des prêts et acquisitions des bibliothèque en 2014 s'inspiraient notamment d’expérimentations menées depuis plusieurs années par certains établissements eux-mêmes, qui publiaient régulièrement leurs statistiques de prêt et d’achat.

Les résultats de ce baromètre montraient notamment que :

  • Presque la moitié (45 %) des 10 000 titres les plus empruntés correspond à des BD tout public (viennent ensuite les ouvrages jeunesse hors BD, les fictions puis les documentaires).
  • Deux tiers des 10 000 titres les plus achetés par les bibliothèques correspondent à la BD tout public et aux fictions (33 % chacun).
  • Enfin, comparer emprunts et acquisitions sur une période donnée s’avère « difficile » car il y a un décalage entre les dates d’acquisitions et d’emprunts, mais aussi parce que les œuvres anciennes sont prépondérantes dans les emprunts (la moitié d'entre elles ont une date d’édition antérieure à 2009 et seulement 6% ont été éditées en 2014).

Le Ministère de la Culture et de la Communication devrait continuer à publier chaque année un baromètre des prêts et des achats en bibliothèque de lecture publique.