Publié le 26/09/2016

L'impression à la demande en librairie : mode d’emploi

L'impression à la demande (ou IAD) sort du domaine de l'exception pour entrer progressivement dans les modes de fabrication réguliers des professionnels, concernant certaines catégories d'ouvrages, de catalogues. Ce mode de fabrication, transparent pour le tiers final, a des incidences sur les modes d'achat, d'approvisionnement, de commercialisation et les échanges d'informations entre professionnels. 

C'est la raison pour laquelle la commission commerciale du Syndicat de la librairie Française (SLF) vous propose sur son site une fiche pratique sur l'impression à la demande en librairie. 
L’impression à la demande a su trouver sa place grâce à la progression de l’auto-édition, à la volonté de certaines maisons d’édition de faire revivre leur fond de catalogue et surtout à la nécessité de réduire les stocks.
Néanmoins, ce n'est pas sans poser questions sur la possibilité qu'auront les libraires de maintenir un fonds d'ouvrages à rotation lente ainsi que sur les relations éditeurs / auteurs, notamment à propos du seul cas de résiliation automatique du contrat d'édition en cas d'épuisement du stock et de l'obligation de l'éditeur d'assurer une exploitation permanente et suivie des ouvrages...

L'impression à la demande 
Appliquée à la fabrication d'un ouvrage, de fonds comme d'une nouveauté, la notion d'impression à la demande, recoupe deux réalités que sont : 

  • L'impression en très court tirage : quelques dizaines d'exemplaires fabriqués au fil de l'évolution d'un stock chez le distributeur. Dans ce premier cas, l'impression à cours tirage n'a aucune incidence sur le mode d'approvisionnement des libraires. La transparence est totale. Nous ne l'aborderons pas dans le cadre de ce dossier. 
  • L'impression unitaire d'un titre, au fil des commandes déclenchées par la commande du libraire. 
    • Nouveautés en "impression à la commande" : après une première mise en place "courte", les titres sont imprimés au fil des commandes des libraires. Les conditions commerciales "standard" s'appliquent. Dans ce cas, comme cela n'a pas d'incidence pour le libraire, il est recommandé aux distributeurs de ne pas utiliser le code IAD aux nouveautés avec faculté de retour. 
    • Fonds éditeurs : Dans ce cas, l'IAD permet de rendre à nouveau disponibles des titres qui ne l'étaient plus, au choix des éditeurs. Cette information (codée « IAD » dans les bases de données) est présente dans le FEL. Et les incidences sont réelles tant sur les plans logistiques (délais de livraison - avis d'expédition) que commerciaux (pas ou peu d'autorisation de retour).