Soirée lecture-rencontre avec Lucie Taïeb, Christophe Manon et Lucien Suel

le 29 avril,18h30 à Tours (37)

Dans le cadre de sa résidence d'auteur au Petit Faucheux, Lucie Taïeb invite Christophe Manon et Lucien Suel pour une soirée lecture-rencontre organisée en partenariat avec l'Université de Tours. Ce sont ces deux voix, associées à la sienne, que Lucie Taïeb se réjouit de faire entendre le 29 avril aux étudiants et au public tourangeaux. Les deux poètes invités liront des poèmes où le travail de la coupe, la lecture de l'enjambement, la recherche d'un rythme singulier sont mis en évidence. Lucie Taïeb lira certains de ses textes portant trace d'un tel travail.

La présentation de deux invités suivie des trois lectures durera une heure environ, de 18h30 à 19h30, suivie d'un moment d'échange avec les étudiants et le public de la salle. Un événement soutenu par Ciclic dans le cadre du dispositif "auteur associé". 

Lucie est intervenue une première fois auprès des étudiants de Licence 3 en littérature de l’université de Tours pour parler de diction et de coupe du vers, pour les sensibiliser aux phénomènes de rythme dans la phrase poétique: scansion, silences, courbe de la voix. En effet, la coupe du vers ne correspond pas toujours à la syntaxe de la phrase, et dès lors se pose la question de savoir comment lire l'enjambement.

La lecture de quelques strophes d'Apollinaire, et l'écoute du poème Passionnément de Ghérasim Luca, où le lien entre corps voix et énergie de la diction est essentiel, ont permis d’illustrer ces questions.

Lucie a également fait découvrit aux étudiants deux poètes contemporains, Christophe Manon et Lucien Suel, qui travaillent tous les deux, chacun à sa manière, le rythme du texte poétique par la pratique de l'enjambement. Il s'agit d'un rythme singulier à chacun, qui se déploie au cœur de vers dont le compte de syllabe n'est pas réguliers: vers libres pour Manon, vers justifiés pour Suel.

Ainsi, les strophes de Christophe Manon, notamment dans Au Nord du Futur, dessinent-elles une courbe fluide, la tension qui anime chaque poème se rejouant, comme par rebonds, du début à la fin de chaque vers, pour ne trouver qu'au dernier mot sa résolution.

Lucien Suel, quant à lui, met en œuvre une poésie qui travaille avec puissance la matière de la langue et du réel, et lui donne cadre et forme par la contrainte du vers justifié dont il fut l'inventeur.