Rencontre avec Sylvain Coher

le samedi 6 octobre, 16h à Orléans (45)

Depuis mars 2018, le Théâtre Charbon d'Orléans accueille Sylvain Coher en résidence d'auteur. Huit mois, durant lesquels le romancier finalise son prochain livre consacré à l'athlète éthiopien Abebe Bikila. Afin de partager une écriture en mouvement et d’accompagner une œuvre en train de se faire, trois moments, trois rendez-vous, trois ravitaillements poétiques vous sont proposés pour accompagner cette course de fond. Le deuxième chapitre se déroule à la médiathèque Maurice Genevoix d'Orléans, Sylvain Coher lit, en musique, des passages de son roman en cours d'écriture. Un projet soutenu par Ciclic.

Cette lecture est mise en musique et en rythme par Jérôme Combier, directeur artistique de l’ensemble Cairn et en espace par le corps dansé de Timothé Ballo.
Cette résidence de Sylvain Coher au Théâtre Charbon et la présence de l’Ensemble Cairn à Orléans (artiste-associé à la Scène nationale) est donc l’occasion d’une rencontre qui met en confrontation l’écriture et la musique, croisant le travail de Sylvain Coher, avec celui des musiciens de l’Ensemble Cairn. 

Le Théâtre Charbon d'Orléans-La Source accueille jusqu'en décembre 2018, l'écrivain Sylvain Coher pour un projet baptisé "Sur les sentiers de La Source". Durant sa résidence, l'auteur poursuit l'écriture de son roman Abebe Bilika, premier athlète d’Afrique Noire médaillé olympique, vainqueur du marathon de Rome en 1960 en courant pieds nus. En parallèle à la création de ce livre, il propose aux habitants de La Source, des « sentiers littéraires », promenades poétiques réinventant une cartographie imaginaire du quartier à partir de textes littéraires. 

Abebe Bikila est un coureur éthiopien qui a pris le départ du marathon olympique de Rome en 1960, pieds nus, devant les regards gênés et les sourires narquois du public, des experts et parfois même des autres coureurs. 

La légende veut que sur place Bikila essaye plusieurs paires de chaussures mais qu’aucune ne lui convienne, certaines lui donnant même des ampoules.
Avant le départ, Abebe Bikila ne figure pas parmi la liste des favoris. Son meilleur chrono de 2h21 en altitude est jugé irréaliste par les spécialistes tant il parait démentiel.

Le départ est donné et dès les premiers kilomètres un groupe se détache dans lequel se situe l’Ethiopien et le favori de l’épreuve, le Marocain Rhadi Ben Abdesselam. Les deux hommes ne se quittent plus jusqu’au 41ème kilomètre, lieu qu’a choisi Abebe Bikila pour porter son attaque. Un lieu très symbolique car c’est ici que se dresse l’obélisque d’Axe, ramenée d’Ethiopie par les troupes italiennes lors de l’assaut donnée par Mussolini un quart de siècle auparavant. 

Bikila franchit la ligne d’arrivée en vainqueur, pieds nus, avec un record du monde à la clef pour une petite seconde : 2h15’16. Il entre dans l’histoire comme étant le premier africain de l’Est à remporter une médaille olympique.

Après la course, il dira très modestement : « dans la Garde Impériale, il y a beaucoup d’autres coureurs qui auraient pu gagner à ma place. » Avant d’ajouter « je voulais montrer au monde que mon pays, l’Ethiopie, a toujours gagné avec détermination et héroïsme ! »     

https://run-motion.com/abebe-bikila-courir-pieds-nus-marathon/