Rencontre avec Akira Mizubayashi

Mardi 8 octobre 2019, 18h30 à Orléans (45)

La librairie Les Temps Modernes vous invite à venir rencontrer Akira Mizubayashi qui viendra parler de son roman Âme brisée paru chez Gallimard.

Tokyo, 1938. Quatre musiciens amateurs passionnés de musique classique occidentale se réunissent régulièrement au Centre culturel pour répéter. Autour du Japonais Yu, professeur d’anglais, trois étudiants chinois, Yanfen, Cheng et Kang, restés au Japon, malgré la guerre dans laquelle la politique expansionniste de l’Empire est en train de plonger l’Asie.
Un jour, la répétition est brutalement interrompue par
l’irruption de soldats. Le violon de Yu est brisé par un militaire, le quatuor sino-japonais est embarqué, soupçonné de comploter contre le pays. Dissimulé dans une armoire, Rei, le fils de Yu, onze ans, a assisté à la scène. Il ne reverra jamais plus son père... L’enfant échappe à la violence des militaires grâce au lieutenant Kurokami qui, loin de le dénoncer lorsqu’il le découvre dans sa cachette, lui confie le violon détruit. Cet événement constitue pour Rei la blessure première qui marquera toute sa vie...

Dans ce roman au charme délicat, Akira Mizubayashi explore la question du souvenir, du déracinement et du deuil impossible. On y retrouve les thèmes chers à l’auteur
d’Une langue venue d’ailleurs : la littérature et la musique, deux formes de l’art qui, s’approfondissant au fil du temps jusqu’à devenir la matière même de la vie, défient la mort.

"La musique adoucit les mœurs, dit-on. Pas évident pour Rei, un petit Japonais qui assiste en 1938 à l’arrestation de son père accusé de communisme par les soldats japonais. Celui-ci était en effet en train de répéter en compagnie de trois Chinois un quatuor de Schubert. Rei se prénommera Jacques, adopté par des Français, amis de son père. Il deviendra surtout un grand luthier et l’un des meilleurs de France. Avec ce roman, Mizubayashi rend d’abord un hommage à ce métier, luthier, réparateur des âmes, celles des violons et parfois celles des instrumentistes et des auditeurs, hommage également à la famille Vuillaume, à Mirecourt, à la musique de chambre, enfin au violon, instrument-roi et personnage clé de cette histoire. Nouveau répertoire pour accompagner ce texte, qui prend la forme du quatuor n o 13 de Schubert, d’une belle écriture très poétique, il vous souffle la playlist pour l’accompagner : Schubert bien sûr mais aussi Bach, Berg…" (Page des libraires).