Lecture de David Bosc à Chambord

dimanche 26 mars, 15h à Chambord (41)

Dans le cadre de son cycle de lectures, le domaine national de Chambord accueille David Bosc. Venez écouter cet auteur à la langue si singulière qui lira des extraits de son dernier livre Relever les déluges, tout juste paru aux éditions Verdier.

Ce rendez-vous littéraire mensuel permet à tous les publics d’écouter gratuitement un grand écrivain de notre temps lire un passage d’une de ses œuvres et d’échanger ensuite avec l’auteur autour d’un verre.

Ciclic vous rappelle que David Bosc est l'un des deux écrivains associés à la 11e édition des mille lectures. Entre mai et juin, le romancier viendra en Centre-Val de Loire, pour trois rendez-vous publics où il évoquera son panthéon littéraire et son propre cheminement dans l’écriture. Accompagné par deux comédiens, il se prêtera, avec eux, à l’exercice de la lecture à voix haute.

Né en 1973, David Bosc publie avec Relever les déluges son cinquième livre de prose. Après deux romans chez Allia (Sang lié en 2005, puis Miloen 2009), les deux récits parus chez Verdier l'installent définitivement dans le paysage de la jeune littérature française. La Claire Fontaine (2013) relate les derniers jours de Courbet, exilé en Suisse après les vertiges de la Commune : dans une langue ample et précise, David Bosc parle pour et avec Courbet, interrogeant à la fois la peinture et l'appétit de vie de l'artiste épuisé, malade, et néanmoins toujours fasciné par l'intensité de la vie. Avec Mourir et puis sauter sur son cheval (2016), titre énigmatique emprunté à Mandelstam, c'est au destin tragique d'une jeune artiste, Sonia Araquistain, qui se suicide en 1945 à Londres, que s'intéresse David Bosc, en réinventant, à partir d'un fait divers réel, la trajectoire de la jeune femme dont il donne à lire le journal intime. Ces deux livres mettent ainsi en scène des personnages qui vont mourir, mais affirment fortement leur soif de liberté par la vertu d'une langue splendide, sensuelle et inventive en diable, héritière de celle de Pierre Michon.

Dans le dernier livre, Relever les déluges, c'est ce même souci de la langue qui fait, avant tout, le lien entre ces quatre courts récits, qui mettent en scène des personnages aussi différents que Frédéric II de Hohenstaufen sous les remparts de Parme, le valet de chambre Mirabel fantasmant la découverte d'un trésor, le Républicain espagnol Miguel Samper dans la débandade de la guerre civile ou encore Denis, affilié à un groupe anarchistes de jeune Marseillais. Ces personnages sont en quête, en route, dans un monde dont ils veulent forcer le destin, auquel ils souhaitent imprimer un ordre différent.

Prochaine rencontre le 30 avril avec Pierre Senges