La Traction poétique : une journée de poésie totale !

Samedi 2 juin 2018, 7h30 à Blois (41)

Ciclic, partenaire de l'École d'art de Blois-Agglopolys et de La Fondation du Doute, organisateurs de l'événement, vous invite à participer à une journée très poétique... une occasion unique de découvrir, "de l'aube à l'aube", huit auteurs/artistes/performeurs majeurs de la scène poétique contemporaine. Une multitude de propositions à écouter, à lire, à vivre & à déguster sans modération. Top départ à 7h30 pour un footing poétique !

Une journée entièrement consacrée à l’action, à l’attraction, à la traction poétique non pas pour définir un genre mais pour tenter l’expérience pour chacun d’une immersion poétique, une journée de poésie totale, mêlée de tracts, d’actions plus que de performances, d’attractions dans le sens de Fluxus, d’un art-divertissement, une   traction vers le sensible.

La Traction poétique est un événement imaginé comme un engrenage aux rouages faits de la parole et de l’écrit de chacun, agité par tous, parcouru dans tous ses moments par un public curieux de retrouver du sens à ce « verso de la pensée » (Kévin Hénocq), que constitue la poésie ; un événement destiné à faire vivre cette étrange machine à dire ce qu’on ne sait pas, le poème, à construire des passages ou des extraits, entre les œuvres et les textes, à proliférer la parole, la forme et l’image poétique partout où c’est possible. Un genre encore libre, libre de s’étendre, de s’épandre, à l’avenir certain car immuable, un genre pénétrant et infiltrant et donc, par conséquence, infiniment « moderne »…

Des rendez-vous en forme de manifestes, d’expériences publiques, pour découvrir le travail des auteurs invités, assister à la lecture «active» de leurs textes, au jeu avec les œuvres Fluxus des collections de la Fondation du doute, au repas poétique du soir animé de multiples propositions artistiques, participer à un atelier de création graphique et textuelle sur la journée et conclure par la réalisation de sa propre édition.…

Une journée bien particulière pour inventer un temps d’expériences personnelles.    

Alain Goulesque, directeur de la Fondation du doute


LES RENDEZ-VOUS DE LA JOURNÉE
 

► HORS LES MURS : 

  • 7h30 : 1er rendez-vous stationnement rive gauche au bas du pont François Mitterrand
    FOOTING POÉTIQUE : « Tentative d’un pont à l’autre et vice versa »  sur une proposition de Kevin Hénocq avec Nicolas Vargas
  • 9h00 : 2e rendez-vous : à la gare de Blois côté droit sortie de passerelle
    PARCOURS : Actions poétiques courtes et participatives
    De la gare à la Fondation du doute, rendez-vous public  pour des actions par les auteurs invités

►À LA FONDATION DU DOUTE / ÉCOLE D’ART

  • 10h15 au café Le Fluxus-Fondation du doute :
    PETIT DÉJEUNER-RENCONTRE 
  • 10h30 sur la scène du café Le Fluxus
    TEXTE MANIFESTE... suivi de la présentation de la journée, 
    LECTURES ACTIONS: Poésie corporelle, chorégraphique, duos, diverses propositions et expériences … 

  • 12h00 Propositions au jardin de l’école d’art – lectures  actions –
    PIQUE-NIQUE DÉJEUNER  et suites de propositions au jardin  

  • 14h00 –16H00 scène du café Le Fluxus : 
    RENCONTRE AVEC LES AUTEURS  Chaque auteur parle de son travail, textes lus ou autres formes de présentation … 
    A.C Hello, Laura Vazquez, Simon Allonneau, Nicolas Vargas, Fanny de Chaillé, Anne Kawala, Jean-Michel Espitallier, Nicolas Richard.   
  • 16h30-18h00 Collection Fluxus Fondation :
    RENDEZ-VOUS AVEC CHAQUE AUTEUR DEVANT UNE OEUVRE FLUXUS :
    Chaque auteur prend un groupe  pour un rendez-vous original fixé par chacun dans les collections avec une introduction sur l’œuvre choisie. 
  • 18h30-20h00 Hall galerie
    VERNISSAGE DES PRODUCTIONS DE L’ATELIER   
    Présentation  avec Pascal Semur des productions de l’atelier par les auteurs …  
  • 20h30-23h Café Le Fluxus
    REPAS « TRACTION POÉTIQUE » sur inscription (réservation 02 54 55 37 40) 
    Repas poétique par Madoka (cuisine japonaise)   
    Poésie flash, lectures et performances…

► EN CONTINU au Centre de documentation-École d’art  

  • PUBLITRACTION : Atelier de création textuelle et graphique par Pascal Sémur (avec la participation ponctuelle des auteurs invités) :
    À partir de captations et d’emprunts puisés dans ce qui se déroule, envoyés par Sms ou par mail (photographies, textes, schémas) par tous les  participants à cette journée se constitue une banque d’archives mise à disposition de l’atelier de création.
    Installé au centre de documentation de l’école d’art,  l’atelier met en forme graphique ces archives pour constituer en fin de journée une publication aléatoire offerte à tous, qui sera librement assemblée et constituée par toutes les personnes présentes. 
    (Inscription préalable à l’atelier 02 54 55 37 40, pour 8 personnes maximum).
  • TABLE et CIMAISE D’EXPOSITION des ouvrages des auteurs - Café Le Fluxus 

  • TEXTES À VOLONTÉ - DISPOSITIF AMBULANT : sélection  Kévin Hénocq

►►LES AUTEURS

A.C Hello pratique la performance et/ou la lecture sur scène. Crée des situations. Elle dessine, peint et écrit. Elle a publié dans de nombreux fanzines et revues (papier ou internet, dont Overwriting, Chimères, Armée Noire…). Expose également. Un passage (rapide mais efficace) dans le collectif L’Armée noire. Elle crée la revue Frappa en 2014, revue multimédia visible sur le net, et qui a vocation a exister également en version papier.

Laura Vazquez est née en 1986, elle vit à Marseille. Ses livres À chaque fois (2014), Le système naturel simplifié (2014), et Menace (2015) ont été publiés aux éditions Derrière la Salle bains. Son livre La main de la main (prix de la Vocation), est paru chez Cheyne éditeur en 2014. Ses vidéos et pièces poétiques sonores ont été diffusées dans plusieurs musées à travers le monde (Italie, Brésil, Allemagne, Espagne, Portugal, Belgique, États-Unis, Canada). Elle donne régulièrement des lectures de ses textes et a participé à divers festivals de poésie, d'arts sonores et de littérature. Elle co-dirige la revue Muscle.

Simon Allonneau est né dans les années 80 à Lens. Vit à Lille. Skate. Poker. Athlétisme. Puis il ouvre la bouche et soudain tout ce que vous croyiez savoir sur la poésie est remis en question.
C’est comme ça.
 

Nicolas Vargas : Poète double-face. Un côté pop-up, paperboard. D’un autre, Vargas se prépare au combat. Il livre des lectures sonores et organiques, qui sentent le pigeon, le carrelage ancien et le café froid. Derniers livres parus : A-vanzar, éd. Plaine Page ; VHS Very Human Simplement, éd. Lanskine ; EMOVERE, éd. La Boucherie Littéraire (Prix SGDL Révélation Poésie 2017).

Fanny de Chaillé s’intéresse avant tout à la langue, aux espaces qui se trament derrière elle, cachés derrière des aspects prêts à l’emploi et ses images dramatiques stéréotypées. Un travail qu’elle a initié – sans souci du genre artistique : théâtre, danse ou performance – avec des pièces telles que Karaokurt (un karaoké de la célèbre Ursonate de Kurt Schwitters) et Le Voyage d’hiver, un travail de lecture-performance et de réécriture à partir du texte éponyme de Perec. La langue se travaille non pas à l’endroit de l’interprétation mais là où il est possible de la faire résonner comme un objet plastique, de la faire entendre comme un jeu de sens multiples.

Anne Kawala  est poète comme on est artiste, touchant à différents langages qu’elle associe, par multiplication des expériences. Issue du domaine des arts plastiques (formée aux Beaux-Arts de Lyon), elle progresse par montages : écrit, gestuel, art plastique, graphique, son, théâtre… L’ambition étant de fabriquer une langue à partir de l’hétérogène. Elle pratique volontiers la lecture publique, et propose dans les festivals de performance et de poésie (où elle est régulièrement invitée) des dispositifs sonores à plusieurs voix et plusieurs micros, et des environnements scénographiques. Elle a obtenue une bourse de création du CNL pour l’écriture du Déficit indispensable, paru aux éditions Al Dante en 2017.

Jean-Michel Espitallier, poète inclassable, joue sur plusieurs claviers et selon des modes opératoires constamment renouvelés. Listes, détournements, boucles rythmiques, répétitions, proses désaxées, faux théorèmes, propositions logico-absurdes, sophismes tordent le cou à la notion si galvaudée de poésie en inventant des formes neuves pour continuer de faire jouer tout le bizarre de la langue et d’en éprouver les limites. Entre rire jaune, tension comique, syllogismes vides, absurde et dérision, la poésie de Jean-Michel Espitallier, proche en cela de l’art contemporain, use de la plus radicale fantaisie pour coller un faux-nez au tragique et à l’esprit de sérieux mais aussi pour faire voler en éclat et problématiser encore davantage, la notion de genre et de frontières esthétiques (donc éthiques…).

Nicolas Richard écrit pour le théâtre. Parallèlement, une partie de son travail le mène à l'écriture de textes poétiques performés en public. L'auteur expérimente et met en jeu différentes formes de la poésie sonore, où le texte trouve sa résolution dans son exécution orale (FaçadesPeloton). Son écriture creuse jusqu'à l'absurde des sensations de solitude et de déclassement. Il réalise de nombreuses lectures publiques et performances, dans différents lieux et festivals. Ses pièces sont mises en scène par Alexis Fichet, Alexandre Koutchevsky et Charlie Windelschmidt. Il collabore également en tant qu’auteur aux spectacles de Julie Bérès (Sous les visages, Notre besoin de consolation, Lendemains de fête, Petit Eyolf). Il est présent sur les plateaux de théâtre en tant que performer ou interprète dans les spectacles de Gianni-Grégory Fornet (Flûte !!!, Parler aux Oiseaux) et d’Alexis Fichet (Plomb Laurier Crabe), ainsi que dans le spectacle Vacance(s) créé par la compagnie Lumière d'août.

Pascal Sémur, diplômé de l’École des Beaux-arts de Bordeaux en 2002, il assiste par la suite Abdellah Karroum dans la création de l’Appartement 22 — espace de recherches et de créations contemporaines, Maroc — , création des Éditions hors'champs et d’une radio. En parallèle il développe de 2002 à 2012 une pratique artistique plus personnelle autour de dispositif d'échanges et participe à plusieurs expositions dont Consens à Bolzano (2006), à l'Espace d'Art Contemporain de La Rochelle (2007), et à la Biennale de Bruxelles (2008). Avec l'artiste Jean-Paul Thibeau, il participe régulièrement au projet Protocoles méta et Méta-atelier, entre autres pour la mise en forme des récits d'expériences. Il accompagne souvent des artistes dans leurs démarches de production d'objets éditoriaux comme avec Djamel Kokene avec qui il crée la revue Checkpoint en 2006. Aujourd’hui il travaille au sein du studio graphique Antichambre notamment pour la communication de la Fondation du doute à Blois.