Publié le 07/06/2016

À l'écoute, le 1er rendez-vous public des [Chantier(s) poétique(s)]

Ciclic, sur une proposition des éditions Al Dante, invite 5 jeunes poètes à partager leurs travaux et questionnements littéraires, au sein de son Labo de création. Entre novembre 2015 et avril 2016, ils investissent le site livre de Ciclic, pour y déployer leur espace de création et de réflexion.

4 (+ 1) rendez-vous publics, en partenariat avec la médiathèque et l'Ensa, viennent jalonner ce chantier, où chaque poète invite un auteur "aîné". Pour la première soirée, mardi 15 décembre 2015, Justin Delareux invite Jean-Marie Gleize, pour un temps de lectures et d’échanges.

Comme le rappelle Laurent Cauwet (éditeur et initiateur du projet), dans son introduction, la présence de Jean-Marie Gleize pour ce premier rendez-vous fait doublement sens. D'une part parce que le premier livre publié il y a 20 ans par les éditions Al Dante n'est autre que La nudité gagne, de ce même auteur. D'autre part, parce que le projet de  [Chantier(s) poétique(s)] a pour titre une phrase de Justin Delareux, reprise (et légèrement modifiée) par Jean-Marie Gleize dans son dernier opus Le livre des cabanes, "...nous habitons vos ruines, mais."
Une belle occasion d'inaugurer cette série de rencontres poétiques.

Après un temps de lecture de Jean-Marie Gleize et de Justin Delareux, une discussion s'engage entre les deux auteurs, puis avec le public.
Découvrez ici l'enregistrement de cette première rencontre.

 

Laurent Cauwet,
responsable d'Al Dante (espace d'interventions poétiques, actif depuis 20 ans). 

Justin Delareux
Né en 1987, Justin Delareux développe une œuvre artistique et poétique sous différentes formes, opérant des va-et-vient entre la création littéraire et plastique. Il est le créateur et directeur de publication de la revue Pli, poétiques lacunaires, créée en 2012.

Jean-Marie Gleize
Né à Paris, aux Tournelles, dans le quartier du Marais entre Bastille et Saint Paul, Jean-Marie Gleize est écrivain.
Il est aussi Professeur émérite à l’Ecole normale supérieure de Lyon où il a dirigé le Centre d’Etudes Poétiques durant dix années (1999-2009). Il a conçu ce laboratoire comme une « communauté » de recherche et de création.
Il travaille (avec d’autres) à l’émergence d’une écriture objective.
Il s’est marié en Tunisie, a vécu à Carthage et a enseigné à l’Université de Tunis. Il a également enseigné aux États-Unis (dans la forêt du Vermont) et en Chine intérieure, à Wuhan.
Il a beaucoup tourné autour du trou de Léman, le lac. Dès qu’il en a la possibilité, il retourne en Chine, à Xi’an et à Pékin. Ou à Tarnac, qui est le village de son enfance.
Il travaille à l’exténuation et au dépassement du genre poésie. Il croit pouvoir parler de « post-poésie ». Il encourage toute initiative en ce sens. Il a longtemps documenté ses déplacements dans l’espace à l’aide du Polaroïd.
Il aime la musique arabe, le noir, la pluie. Il s’intéresse aux ordres mendiants. Il ne va pas au théâtre.
Il a fondé la revue Acid(e) avec Michel Crozatier Puis la revue Nioques dont il est toujours responsable. Il croit que l’adjectif « littéral » et l’adjectif « communiste » doivent avoir un sens. Il travaille (avec d’autres) à le chercher.
Il a publié dans de nombreuses revues dont L’in Plano, ZUK, Tartine, Axolotl ou TTC.
Il a fondé la cellule Max Stirner à Sigonce (Alpes de haute Provence), avec Michel Crozatier et Patrick Sainton (« deadly workers »).
Il dit qu’il a mangé un poisson de source et qu’il faut construire des cabanes. Il dit qu’il va vers un arbre et qu’il revient. Ou qu’il devient.
(source : cipM http://www.cipmarseille.com)