Publié le 11/04/2018

À l'écoute : "De Seuilly à La Devinière, un jour d'automne" de Camille de Toledo

À l'automne 2017, Camille de Toledo était accueilli pour un séjour littéraire à La Devinière, maison natale de Rabelais. Logé à quelques encablures, près de l'Abbaye de Seuilly, son attention s'est portée sur le chemin entre celle-ci et La Devinière, qu'il parcourut quotidiennement pendant son séjour. Il nous propose un texte, De Seuilly à La Devinière, un jour d'automne, dans lequel il imagine ce que percevait Rabelais lorsqu'il était enfantL'auteur est revenu au printemps pour partager ce texte inédit avec le public.

La lecture s'est déroulée le dimanche 25 mars 2018 à la Maison de La Devinière. 
Ciclic propose ici à l'écoute et en téléchargement De Seuilly à La Devinière, un jour d'automne texte écrit et lu par Camille de Toledo.

Ce texte inédit est édité par Ciclic. Il a été distribué à l'issue de la lecture et téléchargeable en bas de cet article. 


Un séjour littéraire
Souhaitant faire dialoguer les lieux dédiés à la mémoire d'écrivains avec les auteurs d'aujourd'hui, Ciclic et le Conseil départemental d'Indre-et-Loire ont imaginé des séjours d'auteurs dans les maisons d'écrivain. Ainsi, le Musée Rabelais, Maison de La Devinière a accueilli Camille de Toledo pour un séjour littéraire.

Un auteur
Camille de Toledo a résidé à la Maison de La Devinière, en octobre 2017, découvrant les lieux et retrouvant ainsi la mémoire de son illustre prédécesseur. Ce séjour lui a permis de composer un texte inspiré du lieu où François Rabelais passa son enfance.

Le texte 
Lors de son séjour, Camille de Toledo s'est plus particulièrement intéressé aux lieux et surtout aux paysages où vécu Rabelais. Il a écrit un texte intitulé De Seuilly à La Devinière, un jour d'automne.

« Mais tandis que je m’éloignais de l’abbaye, marchant vers La Devinière, je me retournai et fus frappé par l’agencement de couleurs où les ardoises se liaient au gris du ciel et les masses plus sombres du bosquet appelaient l’étendue verte que je venais de parcourir. De combien de degrés cette perspective avait-elle changé depuis la jeunesse de l’écrivain ? Y avaitil plus d’arbres qui voilaient la vue ? Ces étendues d’herbes grasses tranchées par le gravier crayeux du sentier étaientelles à l’époque couvertes de vignes ? Et encore, cette question : comment les paysages de l’enfance s’impriment en nous pour ressurgir des années plus tard dans nos rêves, nos fables, les histoires que nous écrivons ?» Camille de Toledo