Épisode #4 - Écrire la légende par Camille de Toledo

jeudi 17 mai, 20h30 à Huismes (41)

Pour cette quatrième étape du cycle Écrire la légende, Camille de Toledo propose deux nouvelles séries d’images : des photographies prises par son père lors d’un déjeuner d’enfants et lors d’un voyage en Chine au cours des années 70. Quelle différence entre ces enfants de villages lointains et les amis du quartier, entre l’étranger et le proche capturés par l’appareil de son père ? 

En partant d’une égalité donnée, de la stricte équivalence du lointain et du proche, Camille de Toledo proposera la lecture du troisième volet textuel de sa résidence. Un texte sur « l’intensité des liens » : sur cette idée selon laquelle nous sommes, chacun d’entre nous, une cristallisation de liens plus ou moins vibratoires, plus ou moins intenses. En explorant des photographies du passé, ce sont ces liens qui nous sont rappelés et nous permettent ainsi de passer du « livre des morts » au livre de la revie. C’est en travaillant sur ce principe de revivance que Camille de Toledo évoquera son travail pour s'arracher au cycle des douleurs et revenir à la lumière, comme l’écrivaient les égyptiens de l'Antiquité. Il évoquera notamment, lors de cette nouvelle séance, sa lecture du livre de Sunsan Sontag, De la photographie…

Le quatrième rendez-vous de cette série, se déroulera le jeudi 17 mai à 20h30 à la Maison Max Ernst (Huismes-37). Pour celles et ceux qui ne pourraient être présents ou souhaiteraient s’y replonger, les textes seront disponibles sur ciclic.fr et livre.ciclic.fr. Une captation audio permettra également de les écouter, ou de les réécouter.

∎  Au sein du Labo de création de Ciclic, Camille de Toledo développe une réflexion sur les rapports entre littérature, photographie et histoire familiale, "Écrire la légende". 

Qu’est-ce que ça veut dire « écrire la légende » ? Et que faisons-nous lorsque nous regardons et commentons des images du passé, des photographies de nos vies en famille ? Et si nous les commentons, n’est-ce pas une manière de « légender », d’offrir une légende à des images qui autrement se ressemblent, se confondent ? Une façon de les singulariser ? Mais alors, est-ce l’image qui dit le vrai ou sa légende ? Est-ce le texte qui fabule autour de la preuve ou le faux de la preuve qui se dissout grâce aux commentaires ? Ces questions convergent en une seule : « Qu’est-ce que légender ? »