Publié le 03/07/2018

Claude Martin, lauréat du Prix Saint-Simon 2018

Le 43e Prix Saint-Simon est décerné à Claude Martin, pour son ouvrage La diplomatie n'est pas un dîner de gala, paru aux éditions de L'Aube.

Le prix Saint-Simon est un prix littéraire français, fondé en 1975 à l'occasion du tricentenaire de la naissance du mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, récompense chaque année un volume de mémoires (souvenir, journal, récit autobiographique ou témoignage). 

Le jury du Prix Saint-Simonsous la Présidence de Marc Lambron, de l’Académie française, a décerné le 14 juin 2018, le 43e Prix Saint-Simon à Claude Martin, auteur de La diplomatie n’est pas un dîner de gala publié aux Éditions de l’Aube. Pour la première fois dans l’histoire de cette récompense, le lauréat 2018 a été désigné à l’unanimité dès le premier tour de scrutin. Claude Martin succède à l'auteure Julia Kristeva, récompensée pour son roman Je me voyage paru aux Éditions Fayard. 

Ce prix doté d'une bourse de 5 000€, sera remis officiellement le dimanche 23 septembre 2018 lors de La fête des livres à La Ferté-Vidame (28).

La diplomatie n'est pas un dîner de gala, Claude Martin

« Claude Martin, ambassadeur de France (ils sont quelques-uns ­seulement à pouvoir porter ce titre), nous embarque dans un demi-siècle d’histoire de la Chine, de l’Europe et de la France. Observateur passionné, et passionnant, il nous propose ici un récit aussi précis que foisonnant, émaillé d’anecdotes et de portraits. “La France n’envoyait pas ses diplomates à Pékin pour y fréquenter des Suédois ou des Mexicains. Nous étions là pour connaître la Chine.” L’on peut affirmer, au travers de cet extraordinaire ouvrage, qu’il la connaît parfaitement ! Comme il connaît l’Allemagne qu’il a parcourue en voiture, à pied, à vélo, pendant neuf ans.

Cet ambassadeur non conformiste a vite compris que la diplomatie « n’est pas un dîner de gala ». Elle est un dialogue entre les peuples. Et entre les hommes qui les gouvernent. Après Charles de Gaulle et Mao Zedong, les personnages célèbres ou inconnus s’y succèdent – présidents, ministres, ambassadeurs, acteurs de la diplomatie française. Derrière eux, c’est au Quai d’Orsay que l’auteur rend finalement hommage, cette maison qu’il ne cesse de fustiger mais à laquelle il adresse pourtant, à travers ces pages, une belle déclaration d’amour. Ces “Mémoires d’un ambassadeur” sont à lire comme un livre d’histoire bien sûr, mais aussi, dans un monde où toutes les alliances sont à nouveau bouleversées, comme un traité de tolérance que Voltaire aurait certainement apprécié à sa juste valeur. » [Marion Hennebert, éditrice]

Paris : Editions de L'Aube, 2018
ISBN : 978-2-8159-2762-8. - 952 p. - prix : 29.90 €