Bar à textes avec Mercedes Deambrosis, Fabienne Jacob et Marie-Hélène Lafon

Vendredi 8 février 2019, 20h30 à Saint-Jean-de-Braye (45)

L'association « Tu Connais la Nouvelle ? », vous propose un bar à textes avec Mercedes Deambrosis, Fabienne Jacob et Marie-Hélène Lafon. Trois femmes, trois auteures, trois écritures, trois voix, trois intonations : chez chacune, l’univers romanesque explore le corps, la sensation, l’enfance, l’origine et, de manière générale, l’opacité des êtres et des choses.

« Tu Connais la Nouvelle ? » vous propose de les rencontrer ensemble. En effet, toutes les trois ont publié plusieurs romans et recueils de nouvelles aux éditions Buchet Chastel. Ce n’est pas leur seul point commun. Chacune, dans ses écrits, fait entendre une intonation particulière, une manière sensible et aiguë de rappeler les vifs souvenirs d’une enfance démunie, du côté de la Lorraine, dans le Cantal ou en Espagne. C’est dans l’intimité de quelques existences individuelles qu’elles observent et interrogent les ravages du temps, les souvenirs enfouis, les ombres, les folies des hommes et leur empreinte sur les corps.

Leurs phrases piaffent et ruent, animées d’une cadence versatile qui procède par d’infimes vertiges syntaxiques, une cadence dont il émane « une grâce tenace ». Ainsi va la prose chez ses auteures : proche de la terre, mais le pied léger.

Leur univers romanesque explore le corps, la sensation, l’enfance, l’origine et, de manière générale, l’opacité des êtres et des choses. L’écriture, que l’on peut qualifier de « physique », donne à voir, entendre et toucher au travers d’une phrase au rythme singulier.

Leurs romans minimalistes sont écrits comme on peint : personne n’est jamais jugé. Nous sommes saisis, remués, toujours surpris en se disant que ces trois écrivaines demeurent des auteures aussi sincères que talentueuses.


Mercedes Deambrosis est née à Madrid et vit dans la région parisienne. C’est dans l’intimité de quelques existences individuelles et sur les traces de l’Espagne franquiste ou de la seconde guerre mondiale qu’elle observe et interroge les ravages du temps et les ratages de la vie, les souvenirs enfouis, les ombres et les folies des hommes.
Elle obtient Bourse Thyde Monnier de la SGDL en 2004 et reçoit le prix Printemps du Roman en 2015 pour L'Etrange apparition de Tecla Osorio.
Dans son dernier roman, Parfaite ! c’est à une autre accusation qu’elle s’attaque, le culte des apparences qui nuit aux relations humaines et fausse le rapport à la vie.

Fabienne Jacob est née en Lorraine, près de la frontière allemande. Elle a enseigné à Mayotte avant de rejoindre Paris où elle se consacre à l’écriture. Elle est l'auteure d'une œuvre romanesque qui explore le corps, la sensation et l'origine. Les après-midi, ça devrait pas exister (Buchet-Chastel, 2003) est lauréat du Prix Renaissance de la Nouvelle 2005. Son roman Corps (Buchet-Chastel, 2010) a été très remarqué par la critique. Il a obtenu le Prix Thyde Monier 2010 de la Société des gens de lettres et a figuré sur la sélection du prix Femina. L’Averse (Gallimard, 2012) a reçu le Prix des Lecteurs du Var 2013 et Mon âge (2014) - nommé au prix Femina - le prix Georges Sadler de l’Académie Stanislas 2016. Son dernier roman Un homme aborde une femme est paru en 2018 chez Buchet-Chastel.
Elle est également auteure de nombreuses publications de nouvelles dans des recueils collectifs.


Née en 1962 à Aurillac dans le Cantal, Marie-Hélène Lafon est professeur agrégée et auteur d'une dizaine de romans et nouvelles essentiellement publiés chez Buchet Chastel.
Récompensée à de nombreuses reprises, elle a notamment reçu le Renaudot des lycéens pour Le Soir du chien en 2001, le prix Page des libraires pour L'Annonce en 2009, le Globe de cristal, le prix du Style ainsi que le prix Arverne pour Les Pays en 203.
En 2016, Marie-Hélène Lafon a reçu le prix Goncourt de la nouvelle pour Histoires.
En 2017, l'auteur a publié Nos Vies (Buchet Chastel) et La demie de six heures (La Guêpine).