Au bonheur des lecteurs avec Jérôme Ferrari

vendredi 15 mars, 19h à Tours (37)

Dans le cadre de son rendez-vous littéraire intitulé "Au bonheur des lecteurs", la bibliothèque centrale de Tours vous invite à venir rencontrer Jérôme Ferrari, l'occasion de découvrir l'auteur, son œuvre et son univers. 

Jérôme Ferrari vient à la rencontre du public pour parler de son œuvre de fiction et notamment pour son dernier roman À son image. Ce somptueux roman est construit en forme de requiem et d’oraison funèbre pour Antonia, ancienne photographe de guerre, morte à 38 ans sur une route de Corse. C’est aussi l’occasion d’évoquer le nationalisme corse, la violence des guerres modernes et les liens ambigus qu’entretiennent l’image, la photographie, le réel et la mort.

Né à Paris en 1968, écrivain et traducteur, Jérôme Ferrari a enseigné en Algérie, en Corse, puis à Abou Dhabi (Émirats arabes unis). Tous ses romans sont édités chez Actes Sud, notamment Le Sermon sur la chute de Rome, pour lequel il a obtenu le prix Goncourt en 2012.

À son image, Jérôme Ferrari
Paris : Éditions Actes Sud, 2018. - 224 p.
ISBN :  978-2-330-10944-8. - prix : 19€
"Par une soirée d’août, Antonia, flânant sur le port de Calvi après un samedi passé à immortaliser les festivités d’un ma­riage sous l’objectif de son appareil photo, croise un groupe de légionnaires parmi lesquels elle reconnaît Dragan, jadis rencontré pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Après des heures d’ardente conversation, la jeune femme, bien qu’épuisée, décide de rejoindre le sud de l’île, où elle réside. Une embardée précipite sa voiture dans un ravin : elle est tuée sur le coup.
L’office funèbre de la défunte sera célébré par un prêtre qui n’est autre que son oncle et parrain, lequel, pour faire rempart à son infinie tristesse, s’est promis de s’en tenir stric­tement aux règles édictées par la liturgie. Mais, dans la four­naise de la petite église, les images déferlent de toutes les mémoires, reconstituant la trajectoire de l’adolescente qui s’est rêvée en photographe, de la jeune fille qui, au milieu des années 1980, s’est jetée dans les bras d’un trop séduisant militant nationaliste avant de se résoudre à travailler pour un quotidien local où le “reportage photographique” ne sem­blait obéir à d’autres fins que celles de perpétuer une collec­tivité insulaire mise à mal par les luttes sanglantes entre clans nationalistes.
C’est lasse de cette vie qu’Antonia, succombant à la tenta­tion de s’inventer une vocation, décide, en 1991, de partir pour l’ex-Yougoslavie, attirée, comme tant d’autres avant elle, dans le champ magnétique de la guerre, cet irreprésentable.
De l’échec de l’individu à l’examen douloureux des apories de toute représentation, Jérôme Ferrari explore, avec ce roman bouleversant d’humanité, les liens ambigus qu’entre­tiennent l’image, la photographie, le réel et la mort.."