"Abebe Bikila" de Sylvain Coher : Performance théâtre-danse-musique

le samedi 1er décembre, 19h au TGP à Orléans La Source (45)

À l'occasion du festival  "Enracinement/déracinement - déplacement", le théâtre Gérard Philipe propose une lecture dansée de "Abebe Bikila" un texte de Sylvain Coher, suivie d'une rencontre avec l'auteur. Cette performance entre musique, danse, théâtre et journalisme pour revivre la course mythique d’Abebe Bikila, le coureur éthiopien aux pieds nus. Sylvain Coher est auteur associé à la Cie du Théâtre Charbon, cette soirée est organisée dans le cadre de ce projet soutenu par Ciclic.

La Compagnie du Théâtre Charbon d'Orléans accueille depuis mars 2018, Sylvain Coher en résidence d'auteur. Il finalise son roman sur ABEBE BIKILA, premier champion olympique noir africain, vainqueur du marathon olympique de Rome en 1960. Il écrit aussi une version pour la scène de son roman, un texte jumeau comme un écho destiné au corps, aux mots, aux sons. Samedi 1er décembre, le comédien Thierry Falvisaner lira ce texte accompagné de Timothé Mohamed Ballo (danseur), Adrien Chennebault (percussionniste), et Hassan Kerim (journaliste).

Ciclic a rencontré Sylvain Coher, à l'occasion de la première présentation de la lecture dansée de son texte "Abebe Bikila" et vous invite à découvrir ici un entretien de l'auteur ainsi qu'une captation de la performance qui s'est déroulée le 6 octobre au Théâtre Charbon à Orléans La Source. 

Abebe Bikila est un coureur éthiopien qui a pris le départ du marathon olympique de Rome en 1960, pieds nus, devant les regards gênés et les sourires narquois du public, des experts et parfois même des autres coureurs. 

La légende veut que sur place Bikila essaye plusieurs paires de chaussures mais qu’aucune ne lui convienne, certaines lui donnant même des ampoules.
Avant le départ, Abebe Bikila ne figure pas parmi la liste des favoris. Son meilleur chrono de 2h21 en altitude est jugé irréaliste par les spécialistes tant il parait démentiel.

Le départ est donné et dès les premiers kilomètres un groupe se détache dans lequel se situe l’Ethiopien et le favori de l’épreuve, le Marocain Rhadi Ben Abdesselam. Les deux hommes ne se quittent plus jusqu’au 41e kilomètre, lieu qu’a choisi Abebe Bikila pour porter son attaque. Un lieu très symbolique car c’est ici que se dresse l’obélisque d’Axe, ramenée d’Ethiopie par les troupes italiennes lors de l’assaut donnée par Mussolini un quart de siècle auparavant. 

Bikila franchit la ligne d’arrivée en vainqueur, pieds nus, avec un record du monde à la clef pour une petite seconde : 2h15’16. Il entre dans l’histoire comme étant le premier africain de l’Est à remporter une médaille olympique.

Après la course, il dira très modestement : « dans la Garde Impériale, il y a beaucoup d’autres coureurs qui auraient pu gagner à ma place. » Avant d’ajouter « je voulais montrer au monde que mon pays, l’Ethiopie, a toujours gagné avec détermination et héroïsme ! »